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Cyberattaque des supermarchés : quatre Intermarché girondins parmi les magasins touchés

Gradignan, Parempuyre, Macau et La Teste-de-Buch figurent parmi les magasins girondins touchés par la cyberattaque des systèmes frigorifiques dans la nuit du 11 au 12 octobre 2026. Dans ces Intermarché, des équipements de froid ont subi une hausse anormale de température, entraînant la destruction de produits alimentaires. Les premières évaluations sont très différentes selon les magasins : 21 000 euros de marchandises à Gradignan, et un préjudice qui pourrait atteindre 200 000 euros à La Teste-de-Buch.

En Gironde, des pertes très inégales selon les magasins

À l’Intermarché de Gradignan, l’alerte n’a été découverte qu’au petit matin, lorsque la réserve était déjà inondée. La température d’une chambre froide était montée à 50 °C et une buse d’arrosage automatique s’était déclenchée. Le responsable du magasin évalue à 21 000 euros, au prix d’achat, les produits perdus. Ce chiffre concerne ce seul établissement ; il ne peut être étendu aux autres enseignes girondines.

Gradignan, Parempuyre, Macau et La Teste-de-Buch figurent parmi les Intermarché girondins touchés par l’attaque des systèmes frigorifiques du 11 au 12 octobre.

Le bilan annoncé à La Teste-de-Buch est d’un autre ordre : les premières estimations évoquent près de 60 m³ de marchandises détruites et un préjudice susceptible d’atteindre 200 000 euros. Il s’agit d’une évaluation provisoire, non d’un montant définitivement arrêté. Les magasins de Parempuyre et de Macau sont également cités parmi les établissements touchés, sans chiffrage public comparable à ce stade.

Ces quatre adresses sont les cas girondins précisément nommés dans les informations disponibles. Elles ne constituent pas un recensement exhaustif des supermarchés affectés en Nouvelle-Aquitaine. Il serait donc trompeur de leur appliquer un total régional ou d’affirmer que le reste de la région a été épargné. L’ampleur locale devra être précisée lorsque les réseaux auront consolidé leurs remontées.

Pourquoi les rayons surgelés ont été vidés

L’attaque a visé les logiciels qui pilotent les installations frigorifiques. Les paramètres de dégivrage ont été modifiés à distance : la température a été portée jusqu’à 50 °C et la durée de l’opération allongée, ce qui a retardé la détection des anomalies. Dans les établissements concernés, la conséquence a été très concrète : des aliments ne pouvaient plus être conservés pour la vente.

La décision de jeter ces produits répond à un impératif sanitaire, pas seulement commercial. La fiche de la DGCCRF sur la rupture de la chaîne du froid rappelle qu’une hausse de température accélère la croissance microbienne et peut rendre des denrées dangereuses. Les magasins doivent ensuite vérifier leurs équipements, réapprovisionner les rayons et établir leurs pertes réelles.

Le choc dépasse la Gironde. Environ 300 Intermarché et Netto, une centaine de magasins Coopérative U, 80 Carrefour, plusieurs E.Leclerc et une trentaine de Monoprix ont été signalés comme touchés en France. Ces chiffres décrivent les réseaux concernés à l’échelle nationale ; ils ne disent pas combien de sites de chaque enseigne ont été affectés dans la région bordelaise.

À Gradignan, les marchandises perdues sont évaluées à 21 000 euros au prix d’achat ; à La Teste-de-Buch, le préjudice évoqué reste provisoire.

Un logiciel de froid au centre de l’enquête

Le logiciel mis en cause est fourni par le fabricant danois Danfoss. L’entreprise indique que la majorité des équipements concernés sont anciens et ne reçoivent plus de mises à jour de sécurité. Cette observation nationale ne permet toutefois pas d’affirmer que chaque magasin girondin utilisait la même version. Le point d’entrée exact et les responsabilités restent à établir par les investigations.

L’affaire montre qu’un système de froid connecté peut devenir une porte d’accès à un dommage matériel immédiat. Le guide de l’ANSSI consacré à la cybersécurité des systèmes industriels décrit précisément ces équipements capables de modifier des conditions matérielles. Pour les supermarchés, la remise en service technique ne règle pas tout : il faut encore reconstituer les stocks et sécuriser les installations.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête confiée à l’Office anticybercriminalité, notamment pour recenser les victimes et établir le lien entre l’attaque et les pertes alimentaires. En Gironde, le retour complet à la normale dépendra des vérifications et des livraisons. Aucun bilan départemental définitif n’est encore disponible.

L’enquête ouverte à Paris doit recenser les victimes et déterminer le lien entre la cyberattaque des installations de froid et les pertes alimentaires.

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