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Franck Chaumès, restaurateur à Bordeaux, prend la présidence nationale de l’UMIH

Le changement de présidence à l’UMIH a un visage bien connu des restaurateurs girondins. Franck Chaumès, entrepreneur implanté à Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon, a été élu ce mardi 13 octobre 2026 à la tête du syndicat national de l’hôtellerie-restauration. Il succède à Thierry Marx, avec Valentin Prudon à la vice-présidence. Pour celui qui dirige l’UMIH Gironde depuis 2021, l’enjeu est désormais de porter les préoccupations des établissements locaux jusqu’aux décisions nationales.

De Bordeaux à la présidence de l’UMIH

La nomination ne surgit pas de nulle part. Issu d’une famille de professionnels de la restauration depuis quatre générations, Franck Chaumès développe des établissements depuis 1990, notamment à Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon. Son parcours le place à la fois du côté de l’entrepreneur qui exploite des tables et de celui qui défend le métier au sein d’une organisation professionnelle.

Il préside l’UMIH Gironde depuis 2021. Deux ans plus tard, il prenait la direction de la branche nationale restauration. L’équipe de l’UMIH 33 le présente également comme président du comité de pilotage d’Exp’Hôtel, salon professionnel organisé à Bordeaux. Cette implantation donne une dimension locale à une élection qui concerne des entreprises partout en France.

À Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon, Franck Chaumès a développé des établissements avant de prendre des responsabilités syndicales en Gironde puis au niveau national.

Son passage à la tête de la branche restauration avait déjà été marqué par un vote national : en mars 2023, il avait été élu dès le premier tour avec 58,20 % des voix. Trois ans et demi plus tard, la présidence confédérale élargit son mandat à l’ensemble des métiers représentés par l’organisation. Le cap est plus large ; les attentes aussi.

Une élection nationale, des enjeux très girondins

Le scrutin du 13 octobre marque une nouvelle étape : avec Valentin Prudon, élu vice-président confédéral, Franck Chaumès a obtenu la majorité des présidents départementaux et des syndicats associés. Il succède ainsi à Thierry Marx à la présidence confédérale de l’UMIH, et non à la seule branche restauration qu’il conduisait déjà.

Ce changement d’échelle compte pour la Gironde. Le département réunit des réalités différentes, des restaurants bordelais ouverts toute l’année aux établissements du bassin d’Arcachon soumis à une activité plus saisonnière. La fédération locale représente aussi les cafés, hôtels, discothèques et traiteurs. Présider l’ensemble de l’UMIH oblige désormais Chaumès à défendre cette diversité bien au-delà de son propre territoire.

La campagne du binôme a précisément insisté sur la place des syndicats départementaux. Leur projet prévoit de renforcer les moyens de ces structures et de faire davantage remonter les préoccupations du terrain dans les décisions de la confédération. Pour les professionnels bordelais, ce sera l’un des points concrets à suivre : la voix des territoires gagnera-t-elle réellement du poids ?

Ce que le nouveau président promet aux professionnels

Dans son annonce de la nouvelle présidence, l’UMIH met en avant la défense de la restauration traditionnelle et de l’hôtellerie indépendante. Le tandem entend peser davantage dans les décisions publiques et aider les entreprises à préserver leur rentabilité face aux contraintes et aux déséquilibres de concurrence. Ce sont des orientations annoncées, pas encore des résultats acquis.

Parmi les pistes avancées figurent aussi de nouveaux services juridiques, fiscaux et sociaux, ainsi qu’un laboratoire baptisé UmihLab pour rendre l’innovation plus accessible aux indépendants. Le duo souhaite enfin créer un Sommet et une Semaine de l’Hospitalité française. Ces projets devront être précisés et mis en œuvre ; leur portée pour les petites structures dépendra des moyens mobilisés et de l’usage qu’en feront les adhérents.

La nouvelle équipe nationale annonce des services pour les adhérents et des rendez-vous destinés à mieux faire connaître les métiers de l’hospitalité.

À Bordeaux, cette élection prolonge donc un parcours déjà ancré dans la restauration et la représentation patronale girondines. Elle ouvre surtout une période d’attente : les cafés, hôtels et restaurants jugeront le président sur les réponses apportées à leurs difficultés, plutôt que sur son seul enracinement local.

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