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Immobilier à Bordeaux : combien coûte une échoppe malgré le recul des prix ?

Le prix moyen recule à Bordeaux, mais l’échoppe reste un bien à part. Une simple d’environ 60 m² demande au moins 330 000 euros ; une double de 120 m² atteint 700 000 euros. Dans le même temps, le mètre carré bordelais s’établit autour de 4 122 euros, en baisse de 2,2 % sur douze mois. Ces écarts racontent un marché où le type de logement et le quartier pèsent autant que la moyenne générale.

L’échoppe conserve un prix élevé

À Bordeaux, toutes les maisons en pierre ne se ressemblent pas, mais l’échoppe bordelaise garde une place particulière dans les recherches. Cette maison typique, souvent associée à un jardin, attire des acheteurs qui cherchent un logement individuel dans la ville. Les montants évoqués pour une simple et une double montrent toutefois que le recul du marché ne rend pas ce type de bien accessible à tous.

Le seuil de 330 000 euros pour 60 m² correspond à environ 5 500 euros le mètre carré ; 700 000 euros pour 120 m², à environ 5 830 euros. Ce calcul donne un ordre de grandeur, pas une cote valable pour chaque maison. La parcelle, l’état du bâti, la rue et les travaux à prévoir peuvent modifier sensiblement le prix final.

Le prix moyen recule à Bordeaux, mais l’échoppe reste un bien à part. Une simple d’environ 60 m² demande au moins 330 000 euros

Un exemple à Nansouty illustre l’écart entre catégorie et transaction : une échoppe de 115 m² y a été vendue 675 000 euros. Le quartier n’est pas le seul où l’on trouve ces maisons. Saint-Augustin en conserve, tout comme Talence, Bègles et Le Bouscat autour de Bordeaux. Le mot « échoppe » recouvre donc aussi des situations géographiques différentes.

Des appartements moins chers selon le quartier

Le contraste apparaît également sur les petites surfaces. Dans le secteur de la Victoire, des deux-pièces datant de 1900 se négocient sous les 200 000 euros. Aux Chartrons, un bien comparable est plutôt évoqué autour de 220 000 euros. Cette différence rappelle qu’un budget défini ne donne pas accès aux mêmes rues, ni forcément au même état de logement.

Le prix moyen de 4 122 euros par mètre carré ne doit pas être utilisé comme une étiquette collée sur chaque annonce. La page des prix immobiliers à Bordeaux des Notaires de France permet de regarder séparément les appartements et les maisons, avec un indicateur médian issu des transactions. Moyenne et médiane ne décrivent pas exactement le même marché.

Des deux-pièces anciens sont évoqués sous 200 000 euros à la Victoire, contre environ 220 000 euros aux Chartrons dans les exemples présentés.

La baisse annuelle de 2,2 % doit, elle aussi, être lue à sa juste place. Elle décrit une évolution globale, pas la remise que chaque vendeur acceptera. Un appartement à rénover, un logement déjà refait ou une échoppe avec jardin ne réagissent pas de façon identique à une détente du marché. Les délais de vente s’allongent et la négociation devient plus fréquente.

Acheter pour habiter ou pour louer ne pose pas les mêmes questions

Dans ce contexte, les primo-accédants semblent conserver une place dans les transactions, notamment sur les petites surfaces. Les investisseurs locatifs, eux, doivent intégrer des paramètres supplémentaires. À Bordeaux, l’encadrement des loyers s’applique aux baux concernés : le montant autorisé dépend du secteur, du nombre de pièces, du type de location et de l’ancienneté du bâtiment.

La Métropole met à disposition un simulateur des loyers de référence pour une adresse bordelaise. Cet outil fournit une indication liée aux caractéristiques du logement ; il ne remplace pas l’examen du bail ni des règles applicables. Pour un achat destiné à la location, le prix demandé et le loyer envisageable doivent donc être étudiés ensemble, sans déduire une rentabilité d’un simple prix au mètre carré.

À Bordeaux, le loyer de référence dépend notamment de l’adresse, du nombre de pièces et du type de logement mis en location.

La photographie du marché bordelais tient finalement en deux mouvements : les valeurs générales se tassent, mais certains biens restent très recherchés. L’échoppe en est l’exemple le plus net. Entre une simple à 330 000 euros et une double à 700 000 euros, le projet d’achat change d’échelle bien avant de changer de ville.

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