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Manifestation du 31 octobre à Bordeaux : le cortège calme, puis des heurts à la Victoire

À Bordeaux, la manifestation du samedi 31 octobre contre la vie chère a rallié la place de la Victoire sans incident sur son parcours. La tension est montée après la dispersion : selon la préfecture de la Gironde, un groupe d’environ 1 000 personnes a affronté les forces de l’ordre dans plusieurs quartiers voisins. À 19 heures, les autorités faisaient état de sept gardes à vue et d’un policier blessé.

La distinction compte, après deux samedis marqués par de fortes tensions en ville. Le cortège déclaré par la CGT, la FSU et FO a suivi l’itinéraire autorisé entre la place de la Bourse et la place de la Victoire. À son arrivée, vers 16 h 30, la manifestation s’est achevée dans le calme. Les affrontements signalés ensuite ne doivent pas être confondus avec le déroulement de cette marche.

De la Bourse à la Victoire, 11 000 personnes selon la préfecture

Le rassemblement avait commencé à 14 heures place de la Bourse. La préfecture a compté 11 000 manifestants, contre 15 500 lors de la mobilisation précédente, le 24 octobre. Les syndicats avancent un chiffre plus élevé. Cette nouvelle journée de mobilisation portait notamment sur la vie chère, les salaires et les services publics, dans un mouvement auquel participent aussi des lycéens et des étudiants.

À Bordeaux, les autorités avaient accepté le parcours syndical tout en interdisant d’autres rassemblements dans un périmètre du centre-ville. Leur objectif affiché était de laisser défiler le cortège et de protéger les secteurs commerçants, particulièrement éprouvés le 17 octobre. Les mesures annoncées avant la manifestation comprenaient également un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés dans certains secteurs pendant la nuit d’Halloween.

Le cortège déclaré du 31 octobre a relié la place de la Bourse à la place de la Victoire, à Bordeaux.

Les heurts commencent après la dispersion

La préfecture situe le basculement à la fin de la marche. Elle indique qu’environ 1 000 individus se sont détachés du rassemblement et ont pris à partie les forces de l’ordre. Des projectiles ont été lancés et des barricades dressées dans les secteurs de la Victoire, des Capucins et de Saint-Michel. Des feux de poubelles ont également été signalés.

Ces groupes ont tenté, selon les services de l’État, de gagner les rues commerçantes du centre et les abords de la mairie. Les forces de l’ordre les en ont empêchés. Le ministère de l’Intérieur a aussi mentionné Bordeaux parmi les villes où des groupes ont cherché, en fin de cortège, à pénétrer dans les centres-villes pour y commettre des dégradations ou des pillages. Il s’agit ici du constat des autorités, établi pendant que les opérations se poursuivaient.

Des affrontements avec les forces de l’ordre ont été signalés après la dispersion, autour de la Victoire, des Capucins et de Saint-Michel.

Un premier bilan limité, à confirmer

Dans son point de situation diffusé à 19 heures, la préfecture fait état d’un membre des forces de l’ordre blessé et d’aucun manifestant blessé à cette heure. Sept personnes étaient alors en garde à vue, notamment pour des faits présumés liés au port d’objets dangereux ou d’armes et aux jets de projectiles. Ces mesures ne préjugent pas des suites judiciaires.

Les contrôles effectués plus tôt dans la journée avaient, toujours selon la préfecture, conduit à la saisie de matraques télescopiques, de couteaux, de stupéfiants et de masques à gaz. Police, gendarmerie et unités mobiles étaient mobilisées, avec un engin lanceur d’eau, des véhicules blindés et des moyens aériens. Le dispositif visait à éviter une répétition des pillages et dégradations observés deux semaines auparavant.

À 19 heures le 31 octobre, la préfecture annonçait sept gardes à vue et un membre des forces de l’ordre blessé.

À cette même heure, la préfecture indiquait qu’aucun commerce n’avait été dégradé. C’est un bilan provisoire, et non une conclusion définitive sur toute la soirée. Les opérations de police se poursuivaient alors place de la Victoire. Les faits de fin de journée appellent donc une mise à jour si la préfecture ou la justice publient de nouveaux éléments.

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