Trois heures au parking du CHU de Bordeaux coûtent désormais 8 euros. En décembre 2025, la même durée était facturée 5,30 euros. Après une première augmentation en janvier, de nouveaux tarifs sont appliqués depuis septembre 2026. SUD Santé Sociaux conteste cette progression et réclame la publication des conditions de la convention conclue avec Indigo. Pour les familles et les patients qui reviennent souvent à l’hôpital, la différence ne tient plus à quelques centimes.
Trois heures de stationnement ont pris 2,70 euros
Le passage de 5,30 à 8 euros pour trois heures représente une hausse d’environ 51 % depuis décembre 2025. Deux heures coûtent maintenant 5 euros, contre 3,50 euros neuf mois plus tôt. Quatre heures reviennent à 9,50 euros, au lieu de 7,10 euros. Ces écarts mesurent la progression cumulée sur la période ; ils ne doivent pas être attribués entièrement à la seule rentrée de septembre.
Les durées longues augmentent aussi. Cinq heures sont facturées 12 euros, contre 8,90 euros en décembre. Le maximum pour vingt-quatre heures atteint 18 euros, au lieu de 15,10 euros. Une première hausse était intervenue en janvier 2026 ; Bouger à Bordeaux avait alors recensé les nouveaux montants à Pellegrin. Le relèvement de septembre et la réaction actuelle du syndicat constituent un épisode supplémentaire, avec leurs propres chiffres.

La comparaison par durée est essentielle. Un tarif maximal attire l’œil, mais beaucoup de visites à l’hôpital durent deux à cinq heures. Ce sont justement ces séjours intermédiaires qui concentrent plusieurs hausses fortes. Un rendez-vous médical peut aussi déborder sans que le patient ou son accompagnant ait choisi de rester. Le prix final dépend alors d’un temps qu’ils ne maîtrisent pas toujours.
Des visites répétées qui alourdissent la note
Un suivi médical ne se règle pas en une seule venue. Examens, consultations successives et visites à un proche hospitalisé peuvent ramener une famille au CHU plusieurs fois dans le mois. Au tarif actuel de trois heures, quatre passages représentent 32 euros de stationnement, sans compter carburant ou autres dépenses de déplacement. Ce calcul simple illustre la charge que SUD met au centre de sa critique.
Une consultation retardée peut faire franchir une tranche tarifaire supplémentaire. Les patients ne peuvent pas toujours écourter un rendez-vous ni repartir avant la fin des soins. Le coût du parking s’ajoute alors à un déplacement imposé par la santé, pas à une sortie de loisir. Le syndicat réclame que cette réalité pèse dans les décisions tarifaires, particulièrement pour les personnes qui reviennent régulièrement.
Le CHU précise sur sa page d’accès à Pellegrin que le parking visiteurs se rejoint par l’entrée principale, place Amélie Raba-Léon. Cette indication situe le parking concerné ; elle ne répond pas à la question du prix. Les nouveaux montants, eux, touchent directement les usagers qui doivent venir en voiture, parfois de loin, pour se faire soigner ou accompagner un proche.

SUD veut connaître les termes de l’accord avec Indigo
Une convention signée en 2025 lie le CHU de Bordeaux à l’exploitant Indigo. SUD demande que ses conditions financières et les engagements pris soient rendus publics. Le syndicat fait le rapprochement avec la hausse des tarifs. Les informations disponibles ne suffisent toutefois pas à établir quelle part de chaque augmentation découle précisément de cet accord. La demande de transparence porte aussi sur ce point : comprendre qui décide les prix et selon quelles règles.
SUD défend la gratuité des parkings hospitaliers et souhaite la préserver à Haut-Lévêque et Xavier-Arnozan. Sa pétition sur les parkings du CHU expose cette revendication. Le syndicat réclame également une remise à plat de la convention. Il ne demande donc pas seulement un ajustement de quelques tarifs ; il conteste le modèle de stationnement retenu pour l’hôpital public.

Le débat de janvier concernait la première hausse. Celui de septembre ajoute de nouveaux prix et une exigence de transparence sur l’accord avec Indigo. Les usagers, eux, voient déjà le changement au moment de payer.
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