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L’université Bordeaux Montaigne ferme plusieurs bâtiments après de nouveaux blocages

Le campus de l’université Bordeaux Montaigne fonctionne de nouveau au ralenti. Après une reprise annoncée lundi matin, de nouvelles intrusions et des blocages ont conduit la présidence à fermer plusieurs ensembles les mardi 13 et mercredi 14 octobre. Les cours sont directement touchés, mais l’établissement invoque d’abord l’impossibilité de garantir la sécurité dans des bâtiments dont les circulations ont été entravées.

Des salles vidées et des issues bloquées

La journée de lundi avait pourtant commencé par une réouverture. À partir de 13 h 30, dans le prolongement d’un rassemblement sur le parvis, la situation s’est de nouveau dégradée. Selon le message adressé à la communauté universitaire, des groupes ont pénétré dans Rosa Bonheur, déplacé du mobilier provenant aussi de Flora Tristan, puis investi la Maison des Arts.

Pour les étudiants, cette nouvelle fermeture intervient après plusieurs jours d’incertitude. Elle oblige chacun à vérifier ses messages, les consignes de sa composante et les modalités précises de chaque enseignement avant de se rendre sur le campus.

Le campus de Pessac connaît une nouvelle séquence de fermetures après des intrusions, des déplacements de mobilier et des issues bloquées.

La présidence indique que des salles ont été évacuées de leurs occupants et que des accès ont été obstrués. Les tentatives de discussion engagées sur place n’ont pas abouti. Une proposition visant à déplacer un temps d’échange du parvis vers l’amphithéâtre Lefèvre a également été refusée.

Le problème dépasse l’interruption ponctuelle d’un cours. Du mobilier accumulé dans les circulations peut empêcher une évacuation rapide en cas d’incendie ou de mouvement de foule. Des dispositifs de désenfumage avaient déjà été signalés comme endommagés lors des précédents incidents. L’université estime ne plus pouvoir assurer la sécurité des étudiants et des personnels dans les espaces concernés.

Quatre ensembles concernés par la fermeture

La mesure vise notamment les bâtiments Rosa Bonheur et Flora Tristan, la Maison des Arts ainsi que les bâtiments modulaires. La bibliothèque Rigoberta Menchú, intégrée à Flora Tristan, est également concernée, de même que l’Amphi 700 et les amphithéâtres de la galerie. Le reste du campus demeure ouvert et l’activité administrative se poursuit là où les conditions le permettent.

Lorsque c’est possible, les enseignements prévus dans les locaux fermés basculent à distance. Les composantes doivent informer directement les étudiants et les personnels concernés. Cette organisation au jour le jour complique toutefois les cours nécessitant du matériel, l’accès aux ressources documentaires ou la présence physique des groupes.

Rosa Bonheur, Flora Tristan, la Maison des Arts et les bâtiments modulaires figurent parmi les espaces fermés temporairement par la présidence.

Une mobilisation que la présidence dit entendre

Dans ses messages successifs, la direction affirme soutenir une grande partie des revendications lycéennes et étudiantes sur les conditions d’études et de vie. Elle distingue néanmoins le droit à la mobilisation des actions qui empêchent le fonctionnement du service public. Le dialogue reste proposé aux organisations syndicales, avec la possibilité de disposer d’un lieu de discussion.

Le campus Montaigne-Montesquieu accueille quotidiennement plusieurs milliers d’usagers et vient d’achever d’importants aménagements autour de la ligne B du tramway. Bordeaux Métropole présente ce projet et ses circulations sur sa page consacrée au campus rénové. Les informations générales sur la vie étudiante sont également accessibles auprès du ministère de l’Enseignement supérieur.

Les enseignements peuvent passer à distance quand les conditions pédagogiques le permettent, tandis que le reste du campus poursuit son activité.

Une reprise devenue difficile à stabiliser

La succession des fermetures fragilise la continuité des cours. Elle place aussi les étudiants devant des consignes susceptibles d’évoluer rapidement. Après chaque épisode, la réouverture dépend d’une vérification des accès, des équipements de sécurité et de la capacité à maintenir les circulations libres.

À Bordeaux Montaigne, la question n’est donc plus seulement de savoir quand les bâtiments rouvriront. L’enjeu est de rendre cette réouverture durable, sans nouvelles évacuations ni bascule improvisée des enseignements. La présidence doit actualiser ses consignes selon l’évolution de la mobilisation et l’état réel des locaux.

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