Le transport, la logistique et les mobilités prévoient 22 390 recrutements en Nouvelle-Aquitaine en 2026. Derrière ce volume se trouvent des besoins très différents : conducteurs routiers, transport sanitaire, voyageurs, manutention, exploitation ou maintenance. Le chiffre traduit l’activité du secteur, mais aussi la difficulté persistante des entreprises à remplacer les départs et à pourvoir certains métiers.
Des conducteurs recherchés dans plusieurs spécialités
Le recrutement ne se concentre pas sur un seul bassin. Les entrepôts proches des grands axes, les entreprises de messagerie, les réseaux urbains, les transporteurs routiers et les services sanitaires cherchent des profils dans l’ensemble de la région. La Gironde occupe une place importante, avec la métropole bordelaise, le port et les plateformes installées autour de l’agglomération.

Ces embauches sont indispensables au fonctionnement quotidien de l’économie. Approvisionner les commerces, livrer les entreprises, transporter des patients ou assurer les lignes régulières suppose des équipes disponibles à chaque étape, y compris tôt le matin et tard le soir.
Les prévisions de la branche faisaient état de 2 547 recrutements de conducteurs de marchandises, auxquels s’ajoutaient 1 191 postes dans le transport sanitaire et 672 dans le transport de voyageurs. Ces trois familles ne demandent ni les mêmes permis, ni les mêmes formations, ni les mêmes conditions d’exercice.
La conduite de poids lourds reste l’un des besoins les plus visibles, mais elle n’épuise pas le sujet. Les ambulanciers interviennent dans un cadre sanitaire réglementé. Les conducteurs de voyageurs doivent composer avec des services réguliers, scolaires ou interurbains. Chaque activité possède ses propres contraintes horaires, ses responsabilités et ses parcours d’accès.
La logistique recrute aussi loin du volant
Les besoins concernent également la préparation de commandes, la manutention, la gestion des stocks, l’affrètement, l’exploitation et la maintenance. La numérisation des entrepôts transforme les postes sans supprimer la nécessité d’équipes présentes sur site. La chaîne logistique repose sur une succession de métiers dont les horaires et les niveaux de qualification sont très variés.
Pour les candidats, le secteur peut offrir des entrées rapides, mais les employeurs recherchent aussi des compétences techniques et une bonne maîtrise des règles de sécurité. Les fiches métiers, formations et offres sont présentées sur la page transport-logistique de France Travail Nouvelle-Aquitaine.

Un secteur confronté au renouvellement des effectifs
Une partie des embauches correspond au remplacement de salariés quittant la profession ou partant à la retraite. Les entreprises doivent donc attirer de nouveaux candidats tout en limitant les départs précoces. Les conditions de travail restent au centre du recrutement : amplitude des journées, travail de nuit, déplacements, rémunération et équilibre entre vie professionnelle et personnelle.
Les évolutions environnementales ajoutent de nouveaux besoins. Électrification des flottes, optimisation des tournées et réduction des émissions demandent des compétences en maintenance, en planification et en gestion des données. L’Observatoire prospectif des métiers et des qualifications dans les transports et la logistique suit ces transformations et publie des données sur l’emploi régional.

22 390 recrutements ne signifient pas autant de créations
Le chiffre doit être lu avec prudence. Une intention d’embauche n’est pas toujours un emploi nouveau : elle peut répondre à un remplacement, à un besoin saisonnier ou à un contrat de courte durée. Toutes les offres ne trouvent pas non plus immédiatement un candidat, notamment dans les métiers soumis à des horaires décalés.
Il reste que le transport-logistique constitue un important réservoir d’emplois régionaux. Pour transformer les prévisions en recrutements durables, les entreprises devront articuler formation, conditions d’exercice et perspectives d’évolution. Pour les demandeurs d’emploi ou les salariés en reconversion, la diversité des fonctions permet d’envisager plusieurs portes d’entrée, du quai à l’exploitation.
À lire aussi : Franck Chaumès, restaurateur à Bordeaux, prend la présidence nationale de l’UMIH




