Bordeaux : un week-end pour célébrer les « mauvaises filles », libres et rebelles
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les Archives départementales de la Gironde t’invitent à un week-end engagé et culturel, les 7 et 8 mars. Conférences, théâtre et exposition mettent en lumière celles que l’Histoire a trop souvent reléguées dans l’ombre : les « mauvaises filles », incorrigibles et rebelles.
Si tu pensais que les rebelles avaient surtout des visages masculins, ce week-end risque bien de bousculer tes certitudes. Les 7 et 8 mars, les Archives départementales de la Gironde proposent un programme spécial consacré aux femmes jugées « déviantes », « immorales » ou simplement trop libres pour leur époque.

Tout au long du week-end, tu es invité à plonger dans des parcours de vie souvent effacés des récits officiels. À travers archives, récits historiques et créations artistiques, ces événements racontent le destin de jeunes filles et de femmes enfermées, surveillées ou condamnées pour avoir transgressé les normes sociales, du XIXe siècle jusqu’à nos jours. Là où les « mauvais garçons » ont parfois été glorifiés, ces figures féminines ont été invisibilisées. L’objectif ici est clair : leur redonner une place, une voix, et une histoire.
Le samedi, une conférence explore ces trajectoires de « mauvaises filles » et questionne la manière dont la société a construit leur marginalisation. Le dimanche, une performance théâtrale prolonge la réflexion en mêlant travail d’historien·nes et création scénique, à partir d’archives allant de 1840 à aujourd’hui. Un moment fort, sensible et politique, qui interroge la notion même de rébellion au féminin.

Ce week-end est aussi l’occasion de (re)découvrir l’exposition Effacées. L’enfermement au féminin, présentée au château de Cadillac, visible jusqu’au 26 avril 2026.
Rendez-vous les samedi 7 et dimanche 8 mars au 72 cours Balguerie-Stuttenberg, à Bordeaux, pour un week-end qui promet de secouer la mémoire collective et de célébrer celles qui ont osé désobéir.
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