La Région Nouvelle-Aquitaine et EDF prolongent leur partenariat jusqu’en 2028. Signée par Alain Rousset et Bernard Fontana, cette nouvelle convention doit accélérer l’électrification des bâtiments, de l’industrie et des mobilités, tout en renforçant la production d’énergie décarbonée. Elle place également la formation, la recherche et l’emploi au centre d’une stratégie destinée à réduire la dépendance du territoire aux énergies fossiles importées.
Une coopération engagée depuis 2018
La convention 2026-2028 prolonge huit années de travail commun entre la collectivité régionale et l’énergéticien. Ce nouveau cycle a été officialisé par Alain Rousset, président du Conseil régional, et Bernard Fontana, président-directeur général d’EDF. Le calendrier n’est pas anodin : la Nouvelle-Aquitaine fête cette année ses dix ans, tandis qu’EDF célèbre son quatre-vingtième anniversaire.

Derrière cette signature institutionnelle se trouve un enjeu très concret : produire et utiliser davantage d’électricité bas carbone dans une région encore dépendante d’énergies achetées à l’extérieur. L’accord doit faciliter le passage de projets pilotes à des réalisations plus nombreuses, avec une attention portée aux besoins différents des métropoles, des territoires ruraux, des entreprises industrielles et des collectivités.
Bâtiments, usines et transports à électrifier
Le premier chantier concerne les usages. Remplacer progressivement des équipements fonctionnant aux énergies fossiles suppose de transformer les procédés industriels, le chauffage des bâtiments et certaines mobilités. La convention doit permettre de mieux coordonner les études, les investissements et l’accompagnement technique. Pour les entreprises, la décarbonation doit rester compatible avec la compétitivité, notamment lorsque les coûts de modernisation sont élevés.
Cette demande supplémentaire d’électricité oblige parallèlement à consolider l’approvisionnement. La stratégie régionale prévoit de doubler la production d’énergies renouvelables d’ici 2035. La Nouvelle-Aquitaine couvre aujourd’hui près de 30 % de sa consommation énergétique grâce à des filières comme le solaire, le biométhane ou la géothermie. Le public peut consulter les objectifs régionaux détaillés pour les énergies renouvelables et l’électrification des usages.

La recherche et les métiers au cœur de l’accord
La coopération ne porte pas uniquement sur les infrastructures. Elle prévoit aussi de stimuler la recherche dans des domaines énergétiques stratégiques, dont la fusion nucléaire. Universités, laboratoires, industriels et acteurs publics pourront être rapprochés autour de projets capables de renforcer la souveraineté technologique régionale. Cette dimension est importante pour un territoire qui possède déjà des compétences fortes dans l’aéronautique, le spatial, les matériaux et les technologies avancées.
La question des femmes et des hommes capables de conduire cette transformation est tout aussi centrale. EDF emploie environ 9 500 salariés en Nouvelle-Aquitaine. Techniciens, ingénieurs, spécialistes des réseaux, de la maintenance ou de l’efficacité énergétique font partie des profils recherchés. La convention entend donc rapprocher les besoins des employeurs et l’offre de formation, de l’apprentissage aux cursus supérieurs.
Les orientations ont été examinées lors de la séance régionale des 15 et 16 juin. Les documents et décisions liés au partenariat restent accessibles dans le dossier officiel de la séance plénière consacrée à la souveraineté énergétique. Ils permettent aux entreprises, collectivités et organismes de formation de suivre le cadre politique retenu.

Un accord qui devra produire des résultats locaux
Le renouvellement fixe désormais un cadre jusqu’à la fin de 2028. Son efficacité se mesurera au nombre de projets accompagnés, aux économies d’énergies fossiles réalisées et aux emplois créés ou consolidés. La souveraineté énergétique régionale prendra surtout corps dans les usines modernisées, les bâtiments moins dépendants du gaz et les solutions de mobilité effectivement déployées.
Pour la Nouvelle-Aquitaine, l’objectif consiste ainsi à transformer une coopération historique en accélérateur opérationnel. La convention ouvre trois années pour rapprocher production locale, innovation et compétences, avec une priorité : faire de la transition énergétique un moteur de développement territorial.
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