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À Lansac, le moulin du Grand Puy raconte deux siècles de meunerie et une restauration collective

Sur les hauteurs de Lansac, le moulin du Grand Puy doit sa silhouette actuelle à un chantier de restauration engagé par la commune et des bénévoles. Construit à la fin du XVIIIe siècle, il avait cessé son activité vers 1870 avant d’être racheté en 1996. La tour, ses ailes et les mécanismes ont ensuite été remis en état. Aujourd’hui consacré à la transmission de cette histoire, le site ne produit plus de farine.

Le moulin du Grand Puy, une histoire de familles à Lansac

La construction est située entre 1780 et 1800. L’histoire du moulin est liée à la famille Benaud, dont plusieurs membres exerçaient la meunerie dans la région, notamment à Mombrier et à Bourg. Les archives réunies par l’association montrent des liens de parenté et de propriété entre le moulin à vent du Grand Puy et le moulin à eau de Labatut.

Construit entre 1780 et 1800, le moulin du Grand Puy est lié à l’histoire de la famille Benaud et de la meunerie locale.

Les successions et les mariages ont maintenu ces deux outils de travail dans un même réseau familial. Au XIXe siècle, plusieurs héritiers détenaient des parts des deux moulins. Cette organisation rappelle que la meunerie reposait sur des équipements coûteux, des droits de propriété et des savoir-faire transmis, bien avant que le bâtiment ne devienne un lieu de patrimoine.

L’histoire du moulin et de sa restauration retrouve notamment la trace de Jean Benaud, encore mentionné comme meunier au Grand Puy en 1869. L’activité cesse autour des années 1870. Le moulin et la maison associée changent ensuite de propriétaires, jusqu’à leur acquisition par la commune de Lansac en 1996, plus d’un siècle après cet arrêt.

Un chantier porté par la commune et les bénévoles

Le projet de restauration prend forme en 2001. La création de l’Association des Amis du Moulin du Grand Puy, le 23 mars 2002, lui donne une organisation. Les premiers bénévoles débroussaillent le site, nettoient les bâtiments et cherchent à stopper les dégradations. Le travail commence ainsi avant la pose d’une toiture ou la remise en place des mécanismes.

La commune de Lansac et les bénévoles ont porté la restauration du moulin, avec une toiture posée en 2005 et des ailes installées en 2006.

Une convention entre la commune et l’association permet de structurer le financement. Les aides publiques et patrimoniales couvrent environ 80 % du projet, avec le concours de la Région, du Département, du Smiddest et de la Fondation du patrimoine, notamment. Les travaux démarrent au début de 2005, après la préparation du programme et la consultation des entreprises.

La pose de la toiture, le 1er octobre 2005, rassemble plus de 450 personnes. Les ailes sont installées au printemps suivant et le moulin peut à nouveau fonctionner en 2006. Cette chronologie distingue les étapes du chantier : restaurer le bâti, remettre la tour hors d’eau, puis reconstruire une machine capable de retrouver ses mouvements.

La maison du meunier complète la découverte des mécanismes restaurés, tandis que le site se consacre désormais à la transmission de son histoire patrimoniale.

Une mécanique restaurée, puis un lieu de transmission

Les équipements réinstallés comprennent des meules en silex, une bluterie et un monte-sac. Ils reconstituent les différentes opérations nécessaires au travail du grain. Un moteur électrique a également été ajouté pour permettre le fonctionnement sans dépendre exclusivement du vent. La restauration ne s’est donc pas arrêtée à la silhouette extérieure, mais a porté sur l’outil de production lui-même.

L’ancienne maison du meunier a ensuite été réhabilitée et accueille depuis juin 2010 un espace de ressources et d’expositions sur la meunerie. Elle complète la lecture du moulin par celle du métier et de son histoire locale. Les bénévoles assurent la transmission de ces connaissances à l’occasion des ouvertures, notamment auprès des groupes et des scolaires.

Le parc reste accessible toute l’année, tandis que les visites de l’intérieur du moulin suivent un calendrier saisonnier. Les dates affichées pour 2026 s’étendent de juin à septembre. L’association précise par ailleurs que le moulin ne produit plus de farine. Son activité actuelle relève de la conservation et de la découverte : montrer comment cette mécanique fonctionnait, et comment un village l’a sauvée de l’abandon.

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