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Apprentissage dans le supérieur : un recul de 11 % dans l’académie de Bordeaux

La baisse est presque trois fois plus forte qu’à l’échelle nationale. Les effectifs de l’apprentissage dans le supérieur ont reculé de 11 % dans l’académie de Bordeaux entre fin 2024 et fin 2025, contre 4 % en France. Les chiffres publiés par le ministère de l’Enseignement supérieur marquent un retournement après plusieurs années d’expansion. Ils concernent les étudiants préparant un diplôme supérieur, et non l’ensemble des apprentis de la région.

L’apprentissage dans le supérieur décroche davantage à Bordeaux

Au 31 décembre 2025, les centres de formation d’apprentis accueillaient 628 500 étudiants dans l’enseignement supérieur français. Le repli de 4 % constitue la première baisse observée depuis le développement de cette voie dans ce secteur. La majorité des académies perdent des effectifs, mais l’ampleur du mouvement varie fortement selon les territoires.

L’académie de Bordeaux affiche une diminution de 11 % en un an. Seule la Guadeloupe connaît un recul plus prononcé, à 15 %. Paris et Rennes suivent avec une baisse de 8 % chacune. Ce classement situe Bordeaux parmi les territoires les plus touchés ; il ne permet pas, à lui seul, d’attribuer cette évolution à une école, à un secteur professionnel ou à une décision locale.

L’académie de Bordeaux enregistre une baisse de onze pour cent des apprentis du supérieur entre la fin de 2024 et celle de 2025.

Le périmètre compte également. Une académie dépasse les limites de Bordeaux Métropole et ne correspond pas à toute la Nouvelle-Aquitaine. Ces résultats ne décrivent pas davantage l’évolution des CAP ou des baccalauréats professionnels. Ils portent sur les formations supérieures suivies sous contrat d’apprentissage, dont les BTS, les licences professionnelles, les masters et les cursus d’ingénieurs.

BTS et licences professionnelles en première ligne

À l’échelle nationale, les effectifs diminuent surtout en licence professionnelle, à moins 10 %, et en BTS, à moins 8 %. Les formations des IUT reculent de 5 %, tandis que les écoles de commerce et les formations délivrant uniquement des titres homologués perdent chacune 4 % de leurs apprentis.

Toutes les filières ne suivent pourtant pas cette trajectoire. Les masters et les écoles d’ingénieurs progressent de 2 %. Les autres formations supérieures regroupées dans l’étude affichent pour leur part une augmentation de 1 %. Le mouvement ne se résume donc pas à un désintérêt uniforme pour l’alternance : les évolutions diffèrent selon le diplôme préparé. Les données nationales par cursus ne doivent toutefois pas être présentées comme des résultats propres à Bordeaux.

Le recul national concerne particulièrement les BTS et les licences professionnelles, tandis que les effectifs progressent légèrement en master et dans les écoles d’ingénieurs.

L’apprentissage associe formation et emploi salarié, dans le cadre du contrat d’apprentissage. Une baisse du nombre d’étudiants engagés dans cette voie concerne ainsi les établissements de formation autant que les entreprises d’accueil. Elle ne mesure pas directement le nombre de jeunes sans solution ni celui des postes restés vacants.

La réduction et le recentrage des aides à l’embauche d’apprentis en 2025 font partie des facteurs pouvant contribuer au recul. Les modalités de soutien dépendent notamment du profil de l’entreprise et du niveau de formation. Le cadre des aides aux employeurs permet de distinguer ce financement de la rémunération versée à l’apprenti.

La note statistique ne chiffre cependant pas la part de la baisse bordelaise imputable à ces changements. Présenter les aides comme une cause exclusive effacerait les différences entre formations et les choix des employeurs ou des candidats. Les résultats établissent d’abord une contraction des effectifs, particulièrement nette dans l’académie.

Les statistiques portent sur les formations supérieures en apprentissage et ne décrivent pas l’ensemble des contrats d’alternance conclus dans toute la région Nouvelle-Aquitaine.

L’étude croise plusieurs bases administratives, dont les enquêtes auprès des CFA et le suivi des étudiants. Cette méthode mesure un stock d’apprentis à une date donnée. Elle ne constitue ni un bilan des seuls recrutements de l’automne 2026 ni une prévision pour la prochaine rentrée, dont les effectifs devront être observés séparément.

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