ActuNews

Après les manifestations, Alexandra Martin demande l’ouverture des commerces bordelais le dimanche

Après deux samedis marqués par les manifestations et les dégradations, des commerçants bordelais cherchent à retrouver des journées de vente. La députée de la Gironde Alexandra Martin a saisi le ministre du Travail pour demander une dérogation permettant d’ouvrir le dimanche « dès que possible ». La proposition répond à une urgence économique, mais elle ne vaut pas autorisation : les boutiques concernées doivent encore connaître les conditions et le calendrier d’une éventuelle ouverture.

Une demande née de deux samedis difficiles

Dans le centre de Bordeaux, les manifestations des 17 et 24 octobre ont perturbé l’activité des magasins. Certaines enseignes ont fermé par précaution ; d’autres ont subi des dégradations. Pour une rue commerçante comme Sainte-Catherine, perdre un samedi ne se résume pas à décaler quelques achats au lendemain : c’est une journée de forte fréquentation qui disparaît, tandis que les charges continuent de courir. L’ouverture des commerces bordelais le dimanche est désormais avancée comme une possibilité de rattrapage.

La députée Alexandra Martin demande une ouverture dominicale exceptionnelle pour les commerces bordelais.

Alexandra Martin, députée de la première circonscription de Gironde, a écrit au ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, pour solliciter cette dérogation au plus vite. Elle relaie une demande des commerçants confrontés aux pertes provoquées par les manifestations du samedi. L’enjeu est particulièrement sensible pour les boutiques qui ont dû réparer leur vitrine, remettre leur local en état ou interrompre plusieurs heures d’activité. La demande porte sur une ouverture exceptionnelle, liée à cette situation, et non sur une réforme permanente des horaires commerciaux.

Ouvrir un dimanche ne s’improvise pas

Une autorisation pourrait donner aux commerces volontaires une nouvelle journée pour accueillir leurs clients. Elle pourrait aussi aider à maintenir l’activité dans les rues où les vitrines condamnées et les fermetures répétées ont refroidi la fréquentation. Le dimanche ne remplacera pourtant pas mécaniquement un samedi perdu. Il faut mobiliser du personnel, organiser les livraisons et savoir si les clients reviendront en nombre suffisant. Le coût de cette journée supplémentaire comptera autant que les ventes qu’elle permettra de réaliser.

Le droit prévoit déjà plusieurs cas d’ouverture. Un commerçant travaillant seul peut, sous certaines conditions, ouvrir sa boutique ; des dérogations existent également pour des commerces alimentaires et pour certaines zones. Le guide officiel sur l’ouverture des commerces le dimanche détaille ces régimes, qui varient notamment selon l’activité, le lieu et la présence de salariés. Il serait donc inexact de présenter la demande de la députée comme la première possibilité d’ouvrir un dimanche à Bordeaux.

À ce stade, la lettre adressée au ministre ouvre un débat ; elle ne change pas les horaires des magasins.

Pour les autres magasins, la voie des « dimanches du maire » est encadrée. Le Code du travail fixe un plafond de douze dimanches par an et impose, pour modifier la liste en cours d’année, un délai d’au moins deux mois avant le premier dimanche concerné. Une ouverture rapide après les manifestations supposerait donc de préciser quel dispositif juridique serait utilisé. Le repos et les contreparties des salariés devront aussi être pris en compte selon le régime retenu.

La décision attendue par les boutiques

À ce stade, la lettre adressée au ministre ouvre un débat ; elle ne change pas les horaires des magasins. Ni une date commune d’ouverture, ni la liste des secteurs concernés, ni les modalités applicables aux salariés ne peuvent être déduites de cette seule démarche. La réponse des pouvoirs publics dira si une dérogation spécifique peut être accordée, à qui elle s’appliquerait et pendant combien de temps.

Pour les commerçants bordelais, le calendrier sera décisif. Une mesure tardive leur laisserait peu de temps pour réunir une équipe et prévenir leur clientèle. La demande est désormais entre les mains du gouvernement ; les boutiques attendent une réponse concrète.

À lire aussi : À Bordeaux, NETA fait passer le dîner à l’heure des DJ et fête son anniversaire en novembre

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page