Pendant les incendies de cet été, 125 réservistes citoyens se sont relayés durant onze jours pour aider les populations évacuées. Bordeaux Métropole souhaite aujourd’hui élargir cette équipe : la réserve, qui compte 200 bénévoles, doit atteindre 300 volontaires dès janvier 2027. Les habitants majeurs de dix-sept communes peuvent présenter leur candidature jusqu’au 31 octobre. Leur mission : épauler les collectivités face aux crises, sans se substituer aux secours.
Une réserve citoyenne née après les feux de Gironde
La Réserve citoyenne métropolitaine a été créée en juin 2023, dans le prolongement des incendies de l’été 2022. Elle rassemble des habitants désireux d’être utiles sur leur territoire lorsque surviennent des inondations, des canicules, de grands froids ou des feux de forêt. Cet engagement bénévole repose sur une organisation et une formation préalables.

Il ne s’agit pas d’improviser une intervention au moment d’une catastrophe. Les volontaires apprennent les risques majeurs et les principes de sécurité civile avant de participer aux missions. Leur présence vient renforcer les moyens municipaux et les dispositifs mobilisés pour l’accueil, l’information ou le soutien aux habitants.
La Métropole décrit les fonctions de cette équipe et les communes concernées dans sa présentation de la Réserve citoyenne métropolitaine. L’objectif de recrutement porte sur une centaine de personnes supplémentaires, et non sur le remplacement des bénévoles déjà engagés.
Au Parc des expositions, onze jours auprès des évacués
Les incendies qui ont touché la Gironde en 2026 ont donné une ampleur particulière à cette mobilisation. 125 bénévoles ont assuré des relais pendant onze jours consécutifs, notamment au centre d’accueil d’urgence du Parc des expositions de Bordeaux. Leur travail a contribué à organiser et encadrer l’arrivée des personnes contraintes de quitter leur logement.
Cet accueil fait partie des tâches que peuvent assurer les réservistes : recevoir les sinistrés, leur transmettre des informations, aider à la logistique ou soutenir les équipes déjà présentes. Les missions peuvent également concerner l’alerte des habitants et des opérations de nettoyage après un événement.

La réserve intervient aussi avant la crise, par la sensibilisation aux risques majeurs. Faire connaître les bons comportements et les dispositifs locaux constitue un autre volet de son activité. Cette préparation donne une continuité à l’engagement : les bénévoles ne sont pas sollicités uniquement lorsque la situation devient urgente.
La préparation comprend également des exercices de sécurité civile. Pendant une crise, les bénévoles peuvent contribuer au suivi des personnes fragiles et à la surveillance du territoire. Après l’événement, le nettoyage et la gestion des dons matériels prolongent l’aide apportée aux habitants.
Des candidatures jusqu’au 31 octobre
La campagne s’adresse aux habitants de 18 ans et plus des dix-sept communes participantes. Les personnes retenues bénéficieront d’une formation spécifique avant de prendre part aux missions. L’engagement suppose donc une préparation et une coordination avec les équipes métropolitaines et communales.
Le périmètre de cette campagne diffère de celui de la réserve existante : ses 200 membres viennent des vingt-huit communes de la Métropole. Le recrutement actuel concerne notamment Bègles, Bruges, Cenon, Eysines, Floirac et Lormont, mais aussi des communes du nord de l’agglomération, dont Ambès et Parempuyre.

Le formulaire de candidature à la réserve permet de se manifester avant la clôture du 31 octobre. La Métropole organise également, ce mercredi 21 octobre au Stade Atlantique, une soirée consacrée aux trois ans de l’équipe et au bilan de ses missions en 2026.
Cette soirée n’est pas ouverte au public. Le recrutement, lui, doit préparer les prochains mois : disposer de davantage d’habitants formés et mobilisables permet de renforcer l’aide apportée aux populations quand plusieurs communes sont touchées simultanément. Les onze journées de relais de cet été en ont donné une mesure très concrète.
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