Le Challenge du Ruban Rose a pu accueillir ses participants le dimanche 18 octobre à Bordeaux, malgré les dégradations subies par son village la veille. L’association évalue désormais les pertes à plus de 60 000 euros et lance une collecte pour y faire face. Elle précise que, dans les circonstances de ces dégradations, ses assurances ne prendraient pas les dommages en charge.
Un village endommagé, puis remis en état dans la nuit
La 22e édition bordelaise du Challenge du Ruban Rose devait se dérouler les 17 et 18 octobre sur les quais, autour d’un parcours de 5,5 kilomètres à courir ou à marcher. Son village, installé près de la Maison écocitoyenne, réunissait les équipements nécessaires à l’accueil du public et à l’organisation des départs.
Le samedi 17 octobre, en marge des violences qui ont touché le centre de Bordeaux, ce village a été endommagé. L’association indique que des agents de sécurité privée ont tenté de limiter les dégâts. Elle a ensuite mobilisé ses équipes et ses bénévoles pendant la nuit, avec l’aide des services municipaux, pour permettre le maintien du rendez-vous du dimanche matin. Elle avait annoncé ce maintien sur la page officielle de l’événement à Bordeaux, tout en prévenant que certaines installations pourraient être perturbées.

Ce maintien a demandé une remise en état rapide, entre deux journées de course et de marche. Il n’efface pas les pertes matérielles dont l’association fait aujourd’hui état. Le village devait fonctionner de nouveau dès 7 h 30 le dimanche pour accueillir les participants.
Plus de 60 000 euros de pertes évaluées par l’association
Dans sa prise de parole, l’organisateur chiffre les dommages à plus de 60 000 euros. Ce montant est son estimation ; aucun inventaire détaillé ni rapport d’expertise n’a été rendu public dans les éléments consultés. Sur la page de collecte, il cite notamment du matériel de sonorisation, des câbles électriques, des barnums, des tables, des chaises et des barrières. Des supports de communication, des denrées destinées aux bénévoles, ainsi que des tee-shirts et objets de l’association figurent aussi parmi les postes mentionnés.
L’association affirme que ses assurances ne couvrent pas ces dégradations dans les circonstances rencontrées. Le détail des contrats et la décision des assureurs ne sont pas publics. La collecte vise donc, selon les organisateurs, à absorber des dépenses imprévues qui pèseraient autrement sur leurs moyens consacrés à la prévention des cancers.

Le Challenge du Ruban Rose rappelle que chacun reste libre de contribuer. Les photos qu’il a diffusées sur sa page Facebook répondent, explique-t-il, aux interrogations exprimées après le lancement de son appel aux dons. Derrière le débat sur le montant annoncé se trouve une question concrète pour l’association : comment financer le remplacement du matériel sans réduire ses actions ?
Une collecte pour préserver les actions de prévention
La collecte officielle ouverte sur HelloAsso est portée par le Comité prévention et dépistage des cancers. Sa présentation associe la réparation des pertes à la poursuite des actions de sensibilisation au dépistage et au soutien à l’achat de matériel destiné à des établissements de santé de Nouvelle-Aquitaine.
L’événement bordelais s’inscrit dans cette démarche depuis plusieurs années. Sur son site, l’organisateur indique que les participations ont notamment permis de soutenir l’Institut Bergonié, le CHU de Bordeaux, l’hôpital de Langon et d’autres établissements. Les dégâts du 17 octobre n’ont pas empêché la seconde journée d’avoir lieu, mais ils laissent désormais à l’association une facture à traiter.

Pour les personnes qui souhaitent aider, le formulaire HelloAsso précise l’identité de l’organisme bénéficiaire et le montant qu’elles choisissent de donner. L’association n’a pas communiqué, dans son message, de date de fin pour cet appel. Son objectif immédiat est de reconstituer les moyens nécessaires à ses prochaines actions, après un week-end qui devait d’abord être consacré à la solidarité.
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