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Chikungunya en Gironde : sept cas recensés et plusieurs démoustications

La surveillance sanitaire se renforce en Gironde après la confirmation de sept cas autochtones de chikungunya depuis le mois de juin. Des opérations de démoustication ont été organisées dans plusieurs communes, notamment autour de Saint-Médard-en-Jalles et de Prignac-et-Marcamps. Les autorités poursuivent leurs enquêtes pour interrompre rapidement toute nouvelle chaîne locale de transmission.

Sept contaminations contractées localement en Gironde

Le premier épisode a été détecté en juin à Saint-Médard-en-Jalles. Cette situation est désormais considérée comme close, mais six autres cas ont ensuite été identifiés à Prignac-et-Marcamps, entre le 20 juillet et le 4 août. Au total, la Gironde compte donc sept contaminations recensées depuis le début de l’été. Toutes sont qualifiées d’autochtones : les personnes concernées ont contracté le virus sur le territoire, sans voyage récent dans une zone où la maladie circule habituellement.

Cette notion est importante, car elle indique qu’un moustique tigre présent localement a pu piquer une personne porteuse du virus, puis transmettre la maladie à d’autres habitants. Le chikungunya ne se transmet pas directement d’une personne à une autre. Sa diffusion repose sur le moustique Aedes albopictus, désormais bien implanté dans le département pendant la saison chaude.

Moustique tigre en gros plan pour illustrer la démoustication à Bordeaux
Le moustique tigre fait l’objet d’une surveillance renforcée à Bordeaux avant la période estivale. Crédit : pexels.com.

Des traitements ciblés dans plusieurs communes

Après chaque signalement, les services sanitaires cherchent à déterminer les lieux fréquentés par la personne malade pendant la période où elle pouvait transmettre le virus à un moustique. Des enquêtes ont ainsi été conduites dans différentes communes, dont Blaye. Lorsque la présence du moustique tigre et le risque de transmission sont établis, une intervention peut être déclenchée sur un périmètre limité.

Les opérations menées à la mi-août visent à réduire rapidement la population de moustiques adultes autour des zones concernées. Ces traitements restent ponctuels et ne remplacent pas la suppression des eaux stagnantes, indispensable pour limiter les lieux de ponte. Coupelles, seaux, récupérateurs d’eau, gouttières ou petits récipients oubliés dans un jardin peuvent suffire au développement des larves.

Les habitants peuvent consulter les recommandations de l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine et signaler la présence du moustique tigre sur le portail national de signalement. Ces observations contribuent à suivre son implantation et à adapter la surveillance.

Les traitements sont réalisés sur des secteurs ciblés après enquête, afin de casser au plus vite une éventuelle chaîne de transmission. – Crédit : Pexels

Les symptômes qui doivent conduire à consulter

Le chikungunya provoque le plus souvent une fièvre élevée d’apparition brutale, accompagnée de douleurs articulaires parfois très marquées. Fatigue, douleurs musculaires, maux de tête ou éruption cutanée peuvent également apparaître. En présence de ces symptômes, notamment après plusieurs piqûres de moustiques, il est recommandé de consulter rapidement un médecin et de lui signaler son lieu de résidence ou de séjour.

Les nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes et les patients fragiles nécessitent une vigilance particulière. Le dossier de Santé publique France consacré au chikungunya détaille les modes de transmission, les symptômes et l’évolution de la maladie. En cas de doute important ou d’aggravation, l’avis d’un professionnel de santé reste prioritaire.

Se protéger et limiter les gîtes larvaires

La prévention repose sur deux gestes complémentaires : éviter les piqûres et empêcher les moustiques de se reproduire. Porter des vêtements amples et couvrants, utiliser un répulsif adapté et installer un ventilateur peuvent réduire l’exposition. À domicile, il faut surtout vider les récipients contenant de l’eau au moins une fois par semaine, couvrir les réserves et vérifier les zones difficiles d’accès.

Ces précautions sont particulièrement importantes autour des personnes malades. Pendant plusieurs jours, un moustique qui les pique peut absorber le virus puis le transmettre. Une moustiquaire et un répulsif limitent ce risque. Avec plusieurs foyers surveillés en Gironde, les autorités cherchent maintenant à éviter une circulation plus large avant la fin de la saison estivale.

Moustique photographié sur un fond gris en format horizontal
Supprimer chaque semaine les petites réserves d’eau autour des habitations reste le geste le plus efficace contre les larves.

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