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Un nouveau dispositif régional doit soutenir la création d’entreprise

La Nouvelle-Aquitaine veut rendre plus lisible l’accompagnement des créateurs et repreneurs d’entreprise. Le dispositif « Entreprendre, la Région à vos côtés ! » doit être reconduit pour 2027 et 2028 autour d’un label commun, de conseillers répartis sur le territoire et d’un suivi gratuit avant comme après l’immatriculation. Une convention avec l’Agefiph doit aussi renforcer l’accès des personnes en situation de handicap.

Un accompagnement gratuit avant l’immatriculation

Le principe repose sur un parcours plutôt que sur une aide unique. Un porteur de projet peut être orienté vers une réunion d’information, rencontrer un conseiller, travailler son modèle économique puis être suivi après la création ou la reprise. Les partenaires labellisés doivent appliquer un socle de services commun, même si leurs méthodes et leurs spécialisations diffèrent.

Le dispositif régional propose un accompagnement gratuit pour structurer un projet de création ou de reprise avant son immatriculation.

Le maillage territorial constitue un point important dans une région aussi vaste. Un entrepreneur installé loin d’une métropole doit pouvoir accéder à un interlocuteur sans multiplier les déplacements. L’outil en ligne complète les rendez-vous physiques, mais il ne remplace pas l’analyse personnalisée d’un dossier sur le terrain.

Le parcours commence dès la construction du projet. Il peut porter sur l’étude de marché, le choix du statut, le plan de financement, les prévisions d’activité ou les obligations administratives. L’objectif n’est pas de décider à la place du créateur, mais de l’aider à tester la solidité de ses hypothèses avant d’engager des dépenses.

Le dispositif concerne la création comme la reprise d’une TPE. Toute personne physique portant un projet régional peut solliciter le réseau, avec une priorité annoncée pour les jeunes, les seniors, les salariés en reconversion et les personnes rencontrant des difficultés d’insertion durable dans l’emploi.

Le suivi continue après la création

L’immatriculation ne marque pas la fin du parcours. Les premiers mois concentrent souvent les difficultés : recherche de clients, suivi de trésorerie, fixation des prix, organisation commerciale ou premières embauches. Le conseil post-création vise à sécuriser cette période et à éviter qu’une difficulté ponctuelle ne fragilise trop rapidement l’entreprise.

Des aides financières directes peuvent compléter l’accompagnement, selon le profil, le territoire et la nature du projet. Elles ne sont ni automatiques ni identiques pour tous. Les créateurs doivent vérifier les critères et préparer les justificatifs demandés. Le portail officiel Entreprendre.Service-Public.fr rassemble les principales démarches administratives.

Le suivi peut se poursuivre après l’ouverture afin d’accompagner la trésorerie, la stratégie commerciale et les premières décisions de gestion.

Un label régional pour identifier les conseillers

Le nouveau cadre 2027-2028 doit créer un label régional commun aux organismes partenaires. Pour le porteur de projet, l’intérêt est pratique : trouver plus facilement un interlocuteur proche, savoir quel service attendre et éviter de multiplier les rendez-vous sans coordination.

La convention prévue avec l’Agefiph doit adapter le parcours aux personnes en situation de handicap. Selon les besoins, cela peut concerner l’accessibilité, la compensation, l’organisation du poste de travail ou le financement de certains équipements. Bpifrance propose par ailleurs des ressources sur la création et la reprise d’entreprise.

Un guichet plus clair, mais pas une garantie de réussite

Un label commun doit permettre d’identifier les conseillers régionaux et de garantir un socle de services sur l’ensemble du territoire.

L’accompagnement réduit certains risques sans les supprimer. La viabilité dépend du marché, du financement, des compétences du dirigeant et de sa capacité à ajuster son projet. Un conseil de qualité peut faire apparaître une faiblesse avant qu’elle ne coûte trop cher, y compris en recommandant de différer une création.

Le dispositif régional devra donc être évalué sur la durée : nombre de bénéficiaires, répartition géographique, survie des entreprises et qualité du suivi. Sa réussite se mesurera moins au nombre d’immatriculations qu’à la capacité des activités accompagnées à franchir leurs premières années et à maintenir des services ou des emplois dans les territoires.

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