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Dons en Nouvelle-Aquitaine : la moyenne déclarée tombe à 186 € en 2026

En Nouvelle-Aquitaine, le montant moyen des dons déclarés tombe à 186 € en 2026, sous la moyenne nationale de 204 €. Le recul n’efface pas l’envie d’aider, mais il raconte une contrainte de plus en plus présente dans les budgets. Le baromètre Odoxa réalisé pour Leetchi montre aussi que les Français veulent orienter davantage leur générosité vers des personnes et des associations proches d’eux.

Une chute marquée pour les dons en Nouvelle-Aquitaine

En 2025, le même observatoire situait le don annuel moyen des habitants de Nouvelle-Aquitaine à 249 €. Un an plus tard, il affiche 186 €, soit 63 € de moins. Cette différence représente environ un quart du montant déclaré l’an dernier, avec la prudence qu’impose toute enquête régionale. La région passe ainsi sous la moyenne française, fixée à 204 €. L’écart n’est pas anodin pour les associations qui sollicitent des particuliers, même si le sondage ne permet pas de mesurer directement leurs recettes en Gironde.

Le don annuel moyen déclaré en Nouvelle-Aquitaine atteint 186 € en 2026, contre 249 € dans l’édition précédente de l’observatoire.

Ce chiffre doit être lu pour ce qu’il est : une moyenne issue des réponses recueillies par enquête, et non le relevé de tous les virements effectués par les habitants. Un donateur peut verser davantage, un autre rien du tout. Surtout, aucun montant distinct n’est publié pour Bordeaux ou la Gironde : appliquer mécaniquement les 186 € à la ville serait abusif. L’enquête porte sur 3 000 adultes interrogés en ligne du 23 au 28 septembre, selon la présentation de l’Observatoire des générosités 2026.

Quand donner se heurte au budget du quotidien

Le repli dépasse la région. En France, le don annuel moyen descend de 222 € à 204 €. Un tiers des personnes interrogées disent avoir réduit leurs dons. Parmi elles, 86 % expliquent qu’elles ne pouvaient plus se permettre de donner autant. Il s’agit d’une réponse sur leur situation financière, pas d’une mesure directe de l’inflation ou du pouvoir d’achat.

À l’échelle nationale, 86 % des personnes ayant réduit leurs dons disent avoir été contraintes par leurs moyens financiers.

Le même baromètre montre que 16 % des Français ont dû demander de l’aide au cours des douze derniers mois. Pour 51 % de ces personnes, la demande concernait des dépenses courantes. Ces deux résultats donnent du relief à la baisse des dons : certaines personnes que les associations pourraient solliciter traversent elles-mêmes une période difficile. Ils ne disent toutefois pas combien de ménages girondins se trouvent dans cette situation.

La solidarité se rapproche des personnes et des causes locales

La baisse des montants ne signifie pas un désintérêt pour l’entraide. L’étude relève que 59 % des Français souhaitent privilégier, à l’avenir, les associations de proximité, cinq points de plus que lors de la précédente édition. Une majorité dit aussi vouloir aider directement des personnes en difficulté dans son entourage. Ce sont des intentions déclarées, qui ne garantissent pas que les dons suivront.

La Gironde a montré cet été la force de ces mobilisations ponctuelles. Odoxa cite 716 000 € réunis sur Leetchi pour les incendies girondins. Ce montant concerne les cagnottes de la plateforme, pas l’ensemble des dons liés aux feux. Il rappelle néanmoins que l’urgence locale peut déclencher un élan important, même quand les budgets se resserrent.

Les cagnottes liées aux incendies en Gironde ont recueilli 716 000 € sur Leetchi, d’après les données citées dans l’observatoire.

Deux autres enquêtes récentes invitent à suivre cette évolution sans confondre leurs méthodes. Le baromètre de France générosités observe les collectes d’organisations membres, tandis que celui des Apprentis d’Auteuil interroge les intentions des particuliers. Leurs résultats ne se superposent pas aux 186 € du sondage Odoxa. Pour les associations de Nouvelle-Aquitaine, le constat immédiat reste le même : l’envie d’aider subsiste, mais le montant disponible pour le faire se réduit.

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