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Lycées de l’académie de Bordeaux : des groupes réduits et 70 remplaçants annoncés pour novembre

Les lycéens attendent des changements dans leurs salles de classe. Le recteur Jean-Marc Huart annonce une réduction des groupes dans les lycées de l’académie de Bordeaux dès la rentrée de novembre, accompagnée de 70 professeurs remplaçants. Présentées le 28 octobre, ces mesures répondent à la mobilisation sur les effectifs, les cours non assurés et les journées trop longues. Elles précèdent d’autres chantiers, dont l’orientation et les emplois du temps.

Dans les lycées de l’académie de Bordeaux, une première échéance en novembre

La réponse la plus immédiate concerne les conditions d’enseignement. Le gouvernement a annoncé une jauge de 28 élèves en seconde. Pour les classes de première et de terminale, le recteur évoque une diminution de la taille des groupes. Les deux engagements ne recouvrent donc pas exactement la même organisation : le plafond annoncé pour les secondes ne s’applique pas indistinctement à tous les niveaux du lycée.

Le recteur Jean-Marc Huart annonce une réduction des groupes dans les lycées de l’académie de Bordeaux à partir de la rentrée de novembre.

Jean-Marc Huart situe le début de cette réduction à la reprise des cours de novembre. Il annonce parallèlement soixante-dix enseignants remplaçants pour l’académie. Ces moyens visent aussi les heures perdues lorsqu’un professeur absent ne peut être remplacé. La question des effectifs et celle des remplacements se rejoignent dans les revendications, mais elles appellent des réponses différentes dans les établissements.

Les annonces dépassent le seul périmètre bordelais. L’académie couvre la Gironde, la Dordogne, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques. La rentrée de novembre constitue désormais le premier rendez-vous concret pour les lycéens de ces cinq départements. C’est à cette échéance qu’ils pourront apprécier les changements dans leurs groupes et la continuité des enseignements.

Parcoursup et contrôle continu : des changements à plusieurs vitesses

L’orientation occupe une place importante dans la réponse défendue par le recteur. Parcoursup doit devenir plus transparent, notamment pour permettre de mieux expliquer les refus d’admission. Il évoque ensuite le remplacement de la plateforme par un autre système en 2028. Cette perspective ne signifie pas que la procédure actuelle disparaît dès cette année pour les élèves qui préparent leur entrée dans le supérieur.

La jauge annoncée de vingt-huit élèves concerne les secondes, tandis que les premières et terminales doivent bénéficier d’une diminution de la taille des groupes.

Aujourd’hui, les réponses possibles des formations et les règles d’admission restent celles de Parcoursup. L’enjeu soulevé par les annonces est la compréhension des décisions : savoir pourquoi une candidature n’a pas été retenue, dans un système qui engage directement la poursuite d’études. Le calendrier distingue des explications rapides d’une refonte plus éloignée.

Une remise à plat du contrôle continu figure également parmi les mesures gouvernementales présentées par Jean-Marc Huart. Elle touche à la manière d’évaluer les élèves au cours de leur scolarité, sujet particulièrement sensible lorsque les cours sont interrompus ou assurés de façon inégale. Le recteur ne présente pas ces évolutions comme un dispositif déjà entièrement appliqué dans chaque lycée.

Les longues journées restent au centre de la contestation

Les amplitudes de 8 heures à 18 heures, dénoncées notamment par des lycéens de Dordogne, doivent faire l’objet d’un autre travail. Une concertation sur des emplois du temps mieux construits est annoncée pour le début de 2027, avec une attention portée à l’organisation des enseignements de spécialité.

L’orientation et les longues journées de cours restent au centre des revendications, avec plusieurs évolutions annoncées entre la rentrée de novembre et 2028.

Le choix des spécialités en voie générale structure déjà les parcours de première et de terminale. Leur combinaison pèse sur l’organisation des cours. Les élèves demandent désormais que cette organisation leur permette aussi de travailler dans de meilleures conditions au quotidien.

Les organisations lycéennes et étudiantes ne considèrent pas la réponse suffisante et appellent à poursuivre la mobilisation. Elles contestent notamment la limitation de la jauge de vingt-huit élèves aux seules secondes. La reprise de novembre confrontera donc les annonces académiques à une attente très concrète : moins de surcharge, des cours assurés et des journées supportables.

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