Le Comité exécutif de la FFF se réunira en visioconférence ce jeudi 27 août à 11 h 30 pour examiner la situation des Girondins de Bordeaux. Cette réunion constitue un point d’information entre les membres de l’instance, après le jugement rendu par le tribunal de commerce. Aucun vote n’est annoncé à ce stade et le club n’est donc pas encore réintégré en National 1.

À 11 h 30, un échange plutôt qu’un verdict
La visioconférence doit permettre aux membres du Comex de disposer du même niveau d’information sur un dossier qui a changé de dimension en quelques jours. Alexandre Gougnard, président du District de la Gironde et membre de l’instance fédérale, a présenté ce rendez-vous comme un point d’étape. La participation ne sera pas obligatoire et aucune délibération formelle n’a été inscrite à l’ordre du jour.
La nuance est capitale. Le Comex peut discuter de la situation bordelaise, prendre connaissance des documents récents et mesurer leurs conséquences sans modifier immédiatement la décision sportive. La réunion ne vaut ni réintégration ni nouveau passage devant la DNCG. Elle remet toutefois le cas du FCGB au centre des échanges fédéraux, alors que les candidats à la reprise demandaient précisément une nouvelle intervention.
Le jugement commercial a rouvert la conversation
Le tribunal de commerce de Bordeaux a homologué le protocole de conciliation conclu autour du projet porté par Sparta Capital et Park Bench. La juridiction estime que le club n’est pas en cessation des paiements et que le montage proposé peut assurer la continuité de l’activité, à condition que l’équipe évolue dans le championnat national prévu par le plan. Elle a invité la FFF à réexaminer rapidement le dossier, sans pouvoir lui imposer une décision.
Les investisseurs mettent en avant un financement de 10,6 millions d’euros placé sous séquestre, destiné à apurer les besoins antérieurs et à couvrir la saison 2026-2027 en cas de maintien en National 1. Ce nouvel élément financier intervient après l’exclusion prononcée le 30 juin par la DNCG, confirmée en appel le 15 juillet, puis après les recours infructueux devant le CNOSF et le tribunal administratif.

Un pouvoir d’évocation difficile à mobiliser
Le Comex dirige et supervise les activités fédérales. La présentation officielle du Comité exécutif de la FFF détaille sa composition et ses compétences, notamment pour les questions relevant de l’intérêt supérieur du football ou les situations non prévues par les textes. C’est sur ce terrain que les Girondins espèrent encore convaincre l’instance.
La piste la plus souvent évoquée reste l’article 199, qui permet au Comité exécutif de se saisir d’une décision non disciplinaire pour éventuellement la réformer. La procédure exige la signature de douze membres et obéit à des délais stricts. Or le délai d’évocation est arrivé à échéance le 15 août. Les lecteurs peuvent consulter les règlements généraux 2026-2027 publiés par la FFF et leurs conditions d’application.

Pour Bordeaux, le calendrier devient brûlant
Derrière le débat réglementaire, l’urgence est sportive, économique et sociale. Une absence des championnats nationaux fragiliserait le remboursement de centaines de créanciers, l’emploi au sein du club, le maintien du centre de formation et l’équilibre du projet de reprise. Les représentants bordelais insistent aussi sur les conséquences pour le football de haut niveau en Nouvelle-Aquitaine et sur l’attente d’un public qui suit chaque rebondissement.
Ce jeudi matin peut donc ouvrir une porte, mais il ne constitue pas le dénouement. Pour changer réellement la trajectoire du club, il faudrait qu’une nouvelle étape officielle soit décidée et qu’elle permette l’examen des garanties désormais disponibles. En attendant, les Girondins restent exclus des compétitions nationales et préparent leur avenir sans certitude sur la division dans laquelle ils pourront jouer.
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