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Girondins : le nouveau plan de continuation attend le verdict du 13 novembre

Les Girondins de Bordeaux ont présenté le 3 novembre la modification de leur plan de continuation devant le tribunal de commerce. La décision est attendue le 13 novembre, avec un enjeu décisif pour la vente du club à Park Bench Bordeaux. Les repreneurs ont réaffirmé un engagement de 25 millions d’euros. Leur projet doit encore obtenir l’homologation judiciaire : ni l’audience ni l’annonce de ce montant ne valent finalisation de la cession.

Le plan de continuation des Girondins revient devant le tribunal

L’audience portait sur une modification substantielle du plan de continuation, après les changements sportifs et financiers traversés par le club. Le dossier concerne la société Football Club des Girondins de Bordeaux, dont la poursuite d’activité repose sur un équilibre entre financement de l’exploitation et remboursement des créanciers. Le tribunal doit examiner la nouvelle organisation proposée, plutôt que simplement enregistrer un changement d’actionnaire.

Le projet ramènerait les dettes restantes de 18,6 à 14,5 millions d’euros, avec un remboursement étalé sur douze ans. Les premières échéances seraient limitées pour tenir compte de l’activité actuelle en Régional 1 : 1 % en 2027 et en 2028, puis 2 % en 2029 et en 2030. Ces pourcentages décrivent le calendrier proposé, encore soumis à la décision attendue.

La modification du plan de continuation des Girondins a été examinée le 3 novembre. Crédit : FCGB

L’effort demandé aux créanciers doit laisser au club des moyens pour fonctionner pendant sa reconstruction sportive. Il entraîne aussi un décalage du recouvrement et, pour certains, une réduction supplémentaire de ce qui leur est dû. La présentation d’un plan combine donc les besoins immédiats de l’entreprise et les concessions sollicitées auprès de ses partenaires publics, fournisseurs et autres créanciers.

Neuf classes de créanciers favorables, plusieurs oppositions

Avant l’audience, neuf classes sur quatorze votantes, représentant 70 % du montant des créances, avaient approuvé la demande. Ces résultats ne signifient pas que tous les créanciers soutiennent les mêmes dispositions. Les créanciers sportifs, les fournisseurs, la Ville de Bordeaux et Bordeaux Métropole ont voté contre. Les deux collectivités se voient proposer une nouvelle réduction de 90 % de leur créance.

Park Bench a réaffirmé un engagement de 25 millions d’euros devant le tribunal. Crédit : FCGB

Cette opposition souligne le coût du redressement pour les partenaires du club. L’accord d’une majorité de classes constitue une étape dans le dossier ; il ne remplace pas le contrôle du tribunal. Les principes des plans de redressement d’une société articulent notamment des remises et des délais de paiement pour permettre la continuation de l’activité. Le dossier bordelais doit être apprécié dans son cadre judiciaire propre.

La décision du 13 novembre est ainsi attendue à la fois par les repreneurs et par ceux qui doivent supporter les modalités du plan. Une homologation lèverait une condition présentée comme nécessaire à la conclusion juridique de la vente. En attendant ce jugement, le projet financier conserve un caractère conditionnel, même si ses promoteurs affichent leur confiance après l’audience.

Park Bench veut apporter du capital plutôt que de nouvelles dettes

Park Bench a réaffirmé devant le tribunal son engagement financier de 25 millions d’euros. Ce montant doit soutenir l’avenir du club ; il ne correspond pas à l’annonce de 25 millions déjà versés en caisse le 3 novembre. La distinction entre engagement et argent effectivement disponible reste essentielle pour comprendre l’état d’avancement de la reprise.

L’homologation attendue reste une condition pour finaliser la cession du club. Crédit : FCGB

Les investisseurs prévoient également de transformer en capital les 1,2 million d’euros déjà apportés sous forme de prêt, ainsi que les futurs financements. Une telle conversion renforcerait les fonds propres au lieu de maintenir cette somme comme dette à rembourser au prêteur. Elle ne crée pas une seconde rentrée de trésorerie pour l’argent déjà avancé ; elle en change le traitement dans le financement du club.

Dominique Delport estime qu’un feu vert du tribunal permettrait de consolider l’avenir des Girondins pour les prochaines années. Le président lie cette perspective aux efforts consentis par les créanciers et au projet de reconstruction. Le prochain jalon reste désormais judiciaire : obtenir la validation du plan modifié, puis traduire les engagements de reprise en opérations effectivement conclues et en financement de l’activité.

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