Après plus d’une décennie de débats, de critiques et de mobilisation locale, le préfet a validé le Plan de prévention des risques de mouvements de terrain à Latresne. Ce document, très contesté dans cette commune de la rive droite bordelaise, doit désormais encadrer l’urbanisation sur un territoire fragilisé par d’anciennes carrières souterraines.
Un territoire construit sur un sous-sol fragile
Sous certaines habitations de Latresne se cache un vaste réseau d’anciennes carrières de pierre exploitées pendant plusieurs siècles. Ce passé industriel laisse aujourd’hui un héritage complexe : cavités souterraines, risques d’effondrement, glissements de terrain ou chutes de blocs.
Le nouveau plan validé par l’État vise justement à mieux encadrer ces risques. Concrètement, il impose des règles plus strictes pour construire, rénover ou aménager certains secteurs jugés sensibles. Pour toi qui habites ou envisages un projet dans la commune, cela peut avoir des conséquences directes sur les autorisations de travaux ou la valeur des terrains concernés.

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L’objectif affiché reste la prévention. Les services de l’État estiment que ce document permet d’anticiper les dangers liés aux mouvements de terrain et de limiter les conséquences d’éventuels incidents dans les années à venir.
Une décision qui ne met pas fin à la contestation
Si le plan est désormais officiellement approuvé, le conflit est loin d’être terminé. Depuis plusieurs années, habitants, élus locaux et associations dénoncent une cartographie jugée trop large et une méthodologie considérée comme éloignée de la réalité du terrain.
Beaucoup craignent que certaines zones soient classées de manière excessivement prudente, avec des impacts importants sur l’urbanisme et la vie quotidienne. D’autres estiment au contraire que certains secteurs restent sous-évalués malgré les risques potentiels.

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La mairie a déjà annoncé son intention de poursuivre le combat devant la justice administrative. À Latresne, cette validation marque donc moins la fin du dossier qu’une nouvelle étape dans un affrontement entre logique de précaution et défense des intérêts locaux.
Un débat sensible, où sécurité, patrimoine souterrain et avenir de la commune continuent de s’entrechoquer.
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