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Monoxyde de carbone en Gironde : le chauffage peut intoxiquer sans odeur ni fumée visible

Le monoxyde de carbone ne se voit pas, ne se sent pas et n’irrite pas. Ce gaz toxique peut s’accumuler lorsqu’un appareil à combustion fonctionne mal ou manque d’air. À l’approche de l’hiver en Gironde, le risque concerne aussi bien les chaudières et les poêles que les chauffages d’appoint ou les groupes électrogènes. Des maux de tête ou des nausées touchant plusieurs occupants d’un même lieu doivent conduire à sortir et à alerter les secours.

Le monoxyde de carbone en Gironde peut venir de plusieurs appareils

Le CO se forme lors d’une combustion incomplète. Le bois, le gaz, le charbon, le fioul ou le pétrole peuvent en produire. Chaudières, chauffe-eau, poêles et cheminées sont concernés, tout comme les appareils mobiles équipés d’un moteur thermique.

Un conduit obstrué, un défaut d’évacuation des fumées ou une arrivée d’air insuffisante favorisent le danger. Les occupants ne disposent d’aucun signal olfactif pour repérer le gaz. Une pièce peut présenter un risque sans odeur de fumée ni irritation.

Le monoxyde de carbone peut être produit par une combustion incomplète dans une chaudière, un poêle, une cheminée ou un appareil d’appoint.

En Nouvelle-Aquitaine, l’ARS a recensé 71 signalements et deux décès entre le 1er septembre 2025 et le 1er mars 2026. Ce bilan de la saison précédente couvre toute la région. Les intoxications sont survenues principalement au domicile et dans les loisirs, mais aussi sur des lieux de travail et dans des établissements accueillant du public.

L’entretien et la ventilation limitent l’accumulation du gaz

Les consignes de prévention de l’ARS Nouvelle-Aquitaine prévoient une vérification et un entretien des installations de chauffage, de production d’eau chaude et des conduits de fumée par un professionnel qualifié. Lors de l’entretien annuel d’une chaudière, le professionnel doit mesurer le monoxyde de carbone.

Les entrées et les sorties d’air doivent rester dégagées. Boucher une aération pour empêcher le froid d’entrer peut priver un appareil à combustion de l’air nécessaire à son fonctionnement. L’aération du logement reste recommandée au moins dix minutes par jour, y compris en hiver.

Les chauffages d’appoint à combustible ne doivent pas fonctionner en continu. Les appareils de cuisson, les braseros et les barbecues ne doivent pas servir à chauffer un logement. Le combustible utilisé doit être celui prévu par le fabricant.

Un groupe électrogène doit fonctionner à l’extérieur, loin des portes, des fenêtres et des bouches d’aération. Un garage, une cave ou une remise ne conviennent pas. Cette précaution vaut également pour les pompes à eau à moteur thermique utilisées après une inondation.

L’entretien des installations et le maintien d’une ventilation efficace font partie des mesures recommandées pour prévenir les intoxications.

Des symptômes qui imposent de réagir rapidement

Maux de tête, fatigue, nausées, vomissements ou vertiges peuvent être les premiers signes d’une intoxication. La suspicion est particulièrement forte lorsque plusieurs personnes présentent ces symptômes dans un même lieu où fonctionne un appareil à combustion. Une intoxication importante peut conduire au coma ou au décès en quelques minutes.

Les recommandations de Santé publique France demandent d’aérer immédiatement et d’arrêter les appareils si cela peut être fait sans danger, puis d’évacuer. Il faut appeler le 15, le 18 ou le 112 ; le 114 est accessible aux personnes sourdes ou malentendantes.

La prise en charge médicale doit intervenir rapidement, même si les symptômes semblent s’améliorer à l’extérieur. Personne ne doit réintégrer les locaux avant l’autorisation des secours ou d’un professionnel : le gaz peut toujours être présent et l’appareil en cause continuer à en émettre.

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