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Nouvelle-Aquitaine : la Journée de l’économie devient Cap Éco

La Journée de l’économie en Nouvelle-Aquitaine change de nom et resserre son propos. Devenue Cap Éco, elle consacrera son édition 2026 à l’eau, considérée non seulement comme une ressource naturelle mais comme une condition de l’activité économique. Le rendez-vous se tiendra le 14 octobre à Bordeaux, à partir de 17 heures, dans les locaux de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique. L’inscription est gratuite et ouverte à tous.

L’eau remplace les débats économiques trop généraux

Le nouveau format choisit un thème unique : « L’eau, source de vie économique ». Agriculture, artisanat, industrie, tourisme et énergie ne l’utilisent ni dans les mêmes volumes ni pour les mêmes fonctions. Les tensions sur la ressource obligent pourtant ces secteurs à anticiper ensemble les restrictions, les investissements et les changements de procédés.

Cap Éco ne naît pas de rien. Le rendez-vous prolonge la Journée de l’économie en Nouvelle-Aquitaine, portée depuis 2004 par la chambre de commerce et d’industrie, la chambre d’agriculture et la chambre de métiers et de l’artisanat, avec le soutien de la Région. Le changement de nom accompagne donc une évolution du format plutôt qu’une nouvelle manifestation.

Cap Éco rassemble à Bordeaux représentants consulaires, entreprises, experts et institutions autour des conséquences économiques de la raréfaction de l’eau.

Une étude régionale ouvrira la discussion

L’accueil commencera à 17 heures, avant une conférence de Paul Carrère, président de l’Institution Adour. Stéphane Kolb, directeur général adjoint de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, présentera ensuite l’étude commandée par la banque. Les trois chambres régionales restitueront parallèlement leurs états des lieux sectoriels sur les usages et les risques liés à l’eau.

Cette séquence doit fournir des données communes avant le débat. Une exploitation agricole dépend du calendrier des cultures ; une brasserie engage la ressource dans sa production ; un atelier peut chercher à recycler ses eaux de process. Comparer ces contraintes évite de réduire la question à une injonction générale de sobriété.

La soirée doit confronter les besoins de l’agriculture, de l’artisanat, de l’industrie, du tourisme et de l’énergie à une ressource sous tension.

Trois entreprises décriront leurs arbitrages

La table ronde réunira Alain Brugalière, dirigeant de Lou Prunel, Guillaume Chamouleau, agriculteur, et Emmanuel Marseille, dirigeant de la Brasserie de la Nové. Antoine Mrigot, chargé de projet à Soltena, et Élodie Galko, directrice générale de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, compléteront les échanges. Leurs interventions devront relier décisions d’entreprise, accompagnement et gestion de bassin.

Le programme officiel de Cap Éco 2026 prévoit ensuite une clôture institutionnelle, puis un cocktail à 20 h 30. Alain Rousset et la préfète Sophie Brocas sont annoncés ; la présence du président de Bordeaux Métropole reste indiquée comme devant être confirmée.

Un événement économique porté par trois réseaux consulaires

Le sujet choisi place les entreprises régionales devant des choix immédiats : sécuriser leur approvisionnement, réduire leurs consommations, investir dans des boucles de réutilisation ou adapter leur production. Les dispositifs de la Région pour le développement économique donnent un aperçu des outils d’accompagnement mobilisables, mais la soirée doit surtout faire remonter les besoins du terrain.

La première édition sous le nom Cap Éco Nouvelle-Aquitaine sera donc observée sur sa capacité à produire des propositions précises. La discussion ne portera pas seulement sur la sécheresse : elle cherchera à mesurer comment la disponibilité de l’eau modifie déjà les coûts, les calendriers et les décisions d’investissement.

Une étude régionale et plusieurs témoignages d’entrepreneurs alimenteront le débat avant une séquence de clôture réunissant les responsables publics annoncés.

L’accès libre élargit enfin le rendez-vous au-delà des seuls dirigeants invités. Entreprises, salariés, étudiants et acteurs publics peuvent s’inscrire, sous réserve des places disponibles. Cette ouverture doit permettre de confronter les diagnostics sectoriels à des situations vécues dans plusieurs départements.

Le choix de l’eau intervient après un été marqué par la sécheresse et les incendies. Les organisateurs veulent cependant dépasser la seule gestion de crise. La rencontre doit traiter la ressource comme un facteur durable de localisation, de compétitivité et de continuité d’activité pour les entreprises régionales.

Le débat sera public.

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