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Pink Martini à Bordeaux : le petit orchestre cosmopolite attendu vendredi au Fémina

Pink Martini retrouve le Théâtre Fémina à Bordeaux vendredi 23 octobre, à 20 h 30. Le concert, annoncé complet par la salle, s’inscrit dans la longue histoire d’un ensemble américain qui fait circuler chansons françaises, rythmes latins et couleurs orchestrales entre plusieurs langues. Plus de trente ans après sa création à Portland, le groupe conserve cette singularité : construire un répertoire international qui ne sépare pas la pop du jazz et des traditions populaires.

Pink Martini à Bordeaux, un orchestre né du désir de rassembler

Thomas Lauderdale fonde Pink Martini en 1994, dans sa ville de Portland, en Oregon. Le pianiste cherche alors une musique capable de réunir des publics différents lors de manifestations associatives et de soirées de soutien. Sa proposition emprunte au classique, au jazz et à une pop ancienne, avec une formation instrumentale qui évoque davantage un petit orchestre qu’un groupe de rock.

Le parti pris n’a pas changé : mettre en relation des chansons et des styles qui circulent rarement ensemble dans un même programme. La biographie actuelle du groupe décrit une douzaine de musiciens et un répertoire chanté dans plus de 25 langues. Cette pluralité est une méthode de travail autant qu’une signature sonore, nourrie par des collaborations et des emprunts à différentes cultures.

Pink Martini est annoncé au Théâtre Fémina le vendredi 23 octobre 2026 à 20 h 30 ; la salle affiche désormais le concert complet.

Avec Sympathique, un lien particulier s’est construit en France

La rencontre avec China Forbes, ancienne camarade de Lauderdale à Harvard, donne au projet une nouvelle dimension à partir de 1995. Ils commencent à écrire ensemble. Leur chanson Sympathique devient l’un des titres les plus identifiables de la formation et contribue à installer durablement son nom auprès du public français. Cette histoire explique la place du français dans un répertoire pourtant né aux États-Unis.

Le premier album, Sympathique, paru en 1997 chez Heinz Records, ouvre une trajectoire internationale. Le disque mêle compositions et chansons venues d’autres horizons, dans une écriture orchestrale qui laisse une large place aux mélodies. Son succès ne tient pas seulement à un morceau : il fixe une manière de faire cohabiter plusieurs époques et plusieurs langues sans les présenter comme des mondes étanches.

Fondé à Portland en 1994 par Thomas Lauderdale, Pink Martini a développé un répertoire multilingue entre chanson, jazz, pop et écriture orchestrale.

La carrière s’est ensuite prolongée avec Hang On Little Tomato, Hey Eugene!, Splendor in the Grass ou Je dis oui!. À travers ces disques, le groupe a développé un catalogue qui dépasse largement son premier succès. À Bordeaux, le concert s’appuie sur cette histoire longue, dont la chanson française reste l’une des composantes.

Des scènes symphoniques à la chanson populaire

L’ensemble a fait ses débuts européens au Festival de Cannes en 1997, puis joué avec l’Oregon Symphony l’année suivante. Il s’est produit depuis avec de nombreux orchestres. Cette expérience éclaire son rapport aux arrangements : les chansons peuvent changer de dimension selon les formations, tout en conservant leur identité mélodique. Les instruments ne servent pas uniquement d’accompagnement à une voix.

Le succès de l’album Sympathique, paru en 1997, a contribué à construire la relation durable entre le groupe américain et le public français.

Les collaborations traversent elles aussi les frontières, avec des artistes comme Saori Yuki, Georges Moustaki, Rufus Wainwright ou Googoosh. Pink Martini a fait de ces rencontres une part de son histoire discographique. Le groupe ne revendique pas une origine musicale unique ; il construit un langage commun à partir de trajectoires et de références multiples. C’est ce dialogue qui distingue son répertoire d’une simple succession de reprises.

China Forbes est actuellement en congé sabbatique. Pink Martini poursuit ses tournées avec plusieurs chanteurs familiers de son répertoire, tandis que le Fémina annonce cette date sans préciser la distribution vocale du concert bordelais.

Un rendez-vous bordelais qui affiche déjà complet

Le concert du 23 octobre à 20 h 30 affiche complet. Au Fémina, Pink Martini retrouvera un public français qui a accompagné son histoire, autour d’un répertoire ouvert sur le monde et façonné par le jeu collectif.

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