Entre la rue Costedoat et la place Cadichonne, la rue de Pessac vient de changer de physionomie. Le chantier de 3,6 millions d’euros transforme cette portion de Saint-Genès en axe plus végétalisé, avec des trottoirs élargis, une bande cyclable et un stationnement réorganisé. La livraison clôt une opération attendue de longue date par les habitants du quartier.
Une rue reconstruite autour des usages quotidiens
Le projet a été mené de façade à façade. Il ne s’agissait pas seulement de reprendre le revêtement, mais de redistribuer l’espace public entre les différents usages. Sur cet axe fréquenté, où se croisent déplacements de proximité et circulation vers le centre de Bordeaux, chaque mètre disponible a été arbitré entre marche, vélo, voiture, livraison et végétation.
Les trottoirs ont été élargis et rénovés afin de faciliter les déplacements à pied. Une bande cyclable complète le nouvel aménagement, tandis que des emplacements dédiés aux vélos et aux deux-roues motorisés ont été ajoutés. Le stationnement automobile a été revu et certaines anciennes places ont cédé la place à des zones plantées.
Cette redistribution modifie les habitudes sans faire disparaître la circulation. La rue reste un itinéraire urbain, mais sa lecture devient plus claire pour les usagers. La réussite de l’opération dépendra désormais du respect des nouveaux espaces, notamment aux abords des intersections et des commerces, où les conflits d’usage se concentrent habituellement.

3 700 plantes et 33 arbres dans la « rue jardin »
La mairie présente le nouvel axe comme une « rue jardin » au cœur de Saint-Genès. Le chantier a permis d’installer 3 700 plantes. La rue compte désormais 33 arbres et 165 arbustes, tandis que les surfaces végétalisées occupent environ 7 % de la voirie. Ces plantations doivent apporter de l’ombre et réduire la place des sols entièrement minéraux.
Le résultat ne sera pas figé dès l’ouverture. Les végétaux devront s’installer, grandir et résister aux épisodes de chaleur. Leur entretien comptera autant que leur nombre initial. Les riverains peuvent aussi prolonger cette présence végétale sur les façades grâce au permis de végétaliser proposé par la Ville de Bordeaux, sous réserve du respect des règles prévues.

Un investissement de 3,6 millions d’euros
Le coût annoncé atteint 3,6 millions d’euros. Cette somme couvre une transformation complète de la voie, plus lourde qu’un simple embellissement. Réseaux, chaussée, trottoirs, plantations, mobilier et organisation des mobilités composent un chantier dont l’impact se mesure sur plusieurs années, notamment par la tenue des matériaux et la croissance des plantations.
La section livrée prolonge les aménagements déjà réalisés plus au sud. Elle s’inscrit dans la politique bordelaise visant à végétaliser les rues et à faciliter les déplacements actifs. Elle relie désormais plus lisiblement deux parties de la rue réaménagées à des moments différents. Les informations sur les projets de transformation de l’espace public sont regroupées sur le site de la Ville de Bordeaux.

La rue entre maintenant dans sa phase d’usage
Avec la fin des travaux, le quartier sort d’une période de chantier contraignante. La circulation retrouve un fonctionnement normal, mais sur un espace redessiné. Les premiers mois permettront d’observer la cohabitation entre piétons, cyclistes, automobilistes et riverains, ainsi que le comportement des plantations lors des saisons sèches.
La transformation sera jugée dans la durée, sur la sécurité des parcours, la qualité des cheminements et le confort réel apporté par la végétation. Rue de Pessac, le projet livre désormais ses choix au quotidien des habitants : c’est là que la promesse de « rue jardin » devra prendre tout son sens.
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