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Prison de Bordeaux-Gradignan : l’UFAP alerte sur une nouvelle livraison par drone

À la prison de Bordeaux-Gradignan, un drone aurait déposé un colis dans une cour de promenade le 21 octobre, en pleine journée. Les fouilles menées ensuite n’ont pas permis de retrouver ce qui a été livré, rapporte l’UFAP-Unsa Justice. Le syndicat met en cause la protection du nouveau bâtiment et réclame des aménagements. L’incident relance une question concrète : comment empêcher les livraisons aériennes dans un établissement conçu pour contrôler ses accès au sol ?

Un colis déposé dans la cour de promenade

L’incident se serait produit vers 15 heures, le mercredi 21 octobre, dans la cour de promenade de la maison d’arrêt pour hommes 1. D’après l’UFAP-Unsa Justice, l’appareil a pu larguer sa charge malgré une météo défavorable. Des agents et leur encadrement sont intervenus, puis ont fouillé après le retour des personnes détenues dans les bâtiments.

Ces recherches n’ont pas permis de récupérer le colis, indique le syndicat. La nature des objets transportés n’est donc pas établie pour cette livraison. Ce point compte : l’UFAP évoque par ailleurs des stupéfiants interceptés la veille dans un autre secteur, mais ce précédent ne permet pas de conclure que le drone du 21 octobre transportait la même chose.

Le 21 octobre, une livraison par drone aurait atteint une cour de promenade de la maison d’arrêt pour hommes à Bordeaux-Gradignan.

Le nouveau bâtiment au centre des critiques

Pour l’organisation syndicale, l’épisode révèle surtout des difficultés d’intervention dans la partie récente du centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. Elle signale l’absence de certains accès réservés aux personnels, qui compliquerait leur déplacement lorsqu’un colis est repéré. Les interventions seraient également visibles depuis les espaces de détention, ce qui limiterait l’effet de surprise des fouilles.

L’UFAP pointe aussi l’absence de filet antiprojection à l’endroit concerné, des aménagements qu’elle juge inadaptés et une visserie non sécurisée qui gênerait les contrôles. Il s’agit de constats formulés par le syndicat ; aucune expertise indépendante du bâtiment n’est présentée dans le communiqué. La question posée à l’administration est désormais celle des corrections possibles, sans attendre une nouvelle livraison.

Le syndicat demande des aménagements physiques dans la partie récente de l’établissement, notamment pour faciliter les interventions et empêcher les dépôts dans les cours.

Des signalements dans plusieurs secteurs de la prison

Le 20 octobre, une livraison de stupéfiants aurait été interceptée dans un autre secteur de la nouvelle structure, toujours d’après l’UFAP. Plusieurs passages auraient également été signalés le même jour au-dessus de l’ancienne partie de la prison. Le syndicat décrit ainsi des survols qui toucheraient différents bâtiments, à des heures variables, plutôt qu’un seul point vulnérable.

La répétition de ces signalements nourrit son inquiétude sur l’efficacité des équipements électroniques déjà installés. L’UFAP ne fournit cependant pas de décompte consolidé des drones observés ou des colis saisis à Bordeaux-Gradignan. Il faut donc distinguer la série d’incidents qu’elle rapporte d’une mesure précise de l’ampleur du phénomène dans l’établissement.

Les interventions du 20 et du 21 octobre n’ont pas eu la même issue : dans un cas, des stupéfiants ont été récupérés ; dans l’autre, la charge larguée reste introuvable. Cette différence montre la difficulté centrale pour les surveillants : voir passer un appareil ne garantit pas de pouvoir identifier ce qu’il transporte ni de saisir son dépôt.

La réponse attendue au-delà des détecteurs

Le débat ne porte pas seulement sur la détection des aéronefs. Une fois un drone aperçu, les agents doivent pouvoir atteindre rapidement la zone visée, sécuriser la promenade et retrouver le colis. Le syndicat demande une révision des moyens de lutte et des caractéristiques du bâtiment qui entravent, selon lui, cette chaîne d’intervention.

Des incidents distincts ont été signalés les 20 et 21 octobre dans la partie récente et l’ancienne structure de la prison.

La lutte contre les drones figure déjà parmi les mesures du plan de sécurisation des établissements pénitentiaires, qui comprend aussi des protections physiques contre les projections. À Gradignan, l’UFAP réclame une réponse adaptée à la configuration des lieux. Aucune décision de travaux ni calendrier de modification n’est annoncé dans son communiqué. L’enjeu immédiat reste de comprendre comment la livraison du 21 octobre a franchi les protections existantes.

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