Environ 150 000 euros de dégâts après trois week-ends de manifestations : le directeur de Keolis Bordeaux alerte sur la facture des dégradations subies par TBM. L’incendie d’un distributeur de titres, place de la Victoire, a encore alourdi le bilan dans la nuit du 31 octobre. Une possible répercussion sur les prix a été évoquée si les destructions se poursuivent. Ce lundi 2 novembre, aucune augmentation des tarifs n’est annoncée.
Les dégâts sur TBM à Bordeaux s’accumulent depuis trois week-ends
Patrick Poirier, directeur de l’exploitant du réseau, s’est rendu place de la Victoire dimanche matin, avec Christophe Duprat, premier vice-président de Bordeaux Métropole chargé des transports. Sur place, un automate de vente de tickets avait brûlé. Le dommage concerne cet équipement de distribution : il ne s’agit pas de la destruction de toute la station de tramway.

Les deux premiers week-ends de mobilisation, les 17 et 24 octobre, avaient déjà occasionné plus de 120 000 euros de réparations, selon le responsable de Keolis. Avec les événements du 31 octobre, le total approcherait désormais 150 000 euros, selon son directeur. Les deux montants ne doivent pas être additionnés : le second constitue le bilan cumulé présenté après cette nouvelle nuit.
Cette répétition distingue la situation d’un incident isolé. Les équipements remplacés ou remis en état mobilisent à nouveau des moyens lorsqu’une autre dégradation survient. La facture avancée reste une estimation communiquée par l’exploitant ; elle traduit néanmoins des dépenses déjà engagées ou à prévoir pour rétablir le fonctionnement des installations touchées.
La question des prix relève d’une décision distincte
Le coût des réparations repose, à ce stade, sur l’opérateur. Son directeur prévient qu’une poursuite des destructions pourrait avoir des conséquences financières, allant jusqu’à poser la question du prix des titres de transport. Il formule une alerte sur un risque futur, sans annoncer de nouveau tarif ni de date d’entrée en vigueur.

Les tickets au voyage proposés par TBM répondent à une grille publique. Une déclaration sur le poids des réparations ne modifie pas cette grille. Pour les voyageurs, la distinction est essentielle : aucun supplément lié aux manifestations n’a été annoncé, et aucun montant de hausse éventuelle n’a été présenté dans les déclarations de ce week-end.
Bordeaux Métropole organise la politique des transports, tandis que Keolis exploite le réseau. Le schéma métropolitain des mobilités fixe les orientations de développement et d’organisation des déplacements. La discussion sur la soutenabilité des dépenses et celle sur les tarifs concernent donc plusieurs responsabilités, qui ne se confondent pas avec la seule remise en état d’un automate.
Des voyageurs pénalisés avant même la facture

Les conséquences se font déjà sentir sur le service. Lors des manifestations et des incidents qui les accompagnent, les interruptions et les déviations compliquent les déplacements dans le centre de Bordeaux. Les salariés qui travaillent le samedi, les clients des commerces et les personnes qui traversent la ville peuvent subir ces perturbations, même sans participer aux rassemblements.
Un distributeur détruit retire également un point d’achat aux usagers de la station concernée, jusqu’à sa remise en service. La continuité du réseau dépend autant de ces équipements que de la circulation des véhicules. Leur remplacement représente une dépense matérielle, mais aussi un délai pendant lequel les conditions habituelles d’utilisation sont dégradées.
Après trois week-ends successifs, l’exploitant demande surtout que cette série s’arrête. Le bilan de 150 000 euros donne une mesure de son coût ; il ne permet pas, à lui seul, de calculer une répercussion sur chaque ticket. Pour les abonnés comme pour les voyageurs occasionnels, l’information à retenir demeure la même : l’hypothèse d’une hausse a été évoquée, la décision n’a pas été prise.
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