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À Marcheprime, Topstar fabrique des combinaisons pour plonger sous la glace et en eaux difficiles

Sous la glace, une couture défaillante n’est pas un simple défaut de fabrication. À Marcheprime, Topstar conçoit des combinaisons pour les plongeurs de secours, les scaphandriers et les scientifiques qui travaillent dans des eaux difficiles. Une vingtaine de personnes y coupent, assemblent et réparent ces équipements. Fondée en 1968 et reprise en 2021 par Fabien Dubois, l’entreprise veut grandir à l’international sans détacher sa production de l’atelier girondin.

Un vêtement construit autour du risque

Un secouriste doit garder sa mobilité dans une eau trouble. Un plongeur sous la glace cherche d’abord à limiter la perte de chaleur. Un scaphandrier qui entretient une installation immergée use sa combinaison au contact des structures. Topstar adapte matériaux, épaisseurs, coutures et étanchéité à ces missions. Une même coupe ne répondrait pas à tous ces usages. Le produit est textile par sa forme, technique par les conséquences d’un défaut.

Dans son atelier girondin de Marcheprime, Topstar coupe, assemble et teste des combinaisons destinées notamment aux professionnels de la plongée.

Modélistes, coupeurs, couturières et prototypistes travaillent dans l’atelier de Marcheprime. Les séries courtes facilitent les ajustements demandés par des clients professionnels. La description de la fabrication chez Topstar précise que les pièces sont coupées, collées, cousues et réparées sur place. Le néoprène peut venir du Japon, quand d’autres composants sont achetés en France. La fabrication française concerne ici le travail réalisé en Gironde, pas chaque matière première.

L’entreprise fournit des services de secours, des forces de sécurité, des militaires et des professionnels des travaux subaquatiques. Des chercheurs, notamment liés à l’Ifremer, et des sportifs utilisent également ses vêtements. Cette clientèle diverse impose de passer d’une exigence à l’autre : résistance, isolation, aisance du geste ou tenue à l’usure. Elle explique aussi pourquoi le sur-mesure conserve une place dans un marché souvent dominé par les produits standardisés.

Les réparations racontent l’usure réelle

Topstar répare aussi les combinaisons qu’elle ne fabrique pas. L’atelier intervient sur des équipements de plongée, de surf, d’apnée et de voile. Sa liste de prestations de réparation couvre notamment les fermetures et les zones d’étanchéité. Pour un utilisateur professionnel, ce service permet de prolonger la vie d’un vêtement sans négliger la protection exigée par sa mission.

Les équipements répondent à des besoins très différents, de la protection thermique sous la glace aux interventions de secours en eaux particulièrement difficiles.

Chaque retour d’atelier fournit une information sur l’usage du produit. Une fermeture qui bloque, une couture sollicitée plus que prévu ou un matériau qui s’abîme trop vite renseignent les concepteurs mieux qu’une simple fiche commerciale. Réparer et fabriquer au même endroit raccourcit ce trajet de l’expérience vers le prototype suivant. C’est un avantage industriel concret, à condition de conserver les compétences nécessaires dans l’entreprise.

Fabien Dubois présente plusieurs pistes d’innovation, dont une combinaison étanche sans fermeture et des travaux sur la résistance à l’abrasion. Ces performances sont des annonces de l’entreprise ; aucun essai indépendant publié ne permet ici de les comparer à celles d’autres fabricants. Leur intérêt se jugera à l’usage, lorsqu’un plongeur devra rester mobile, au sec et protégé pendant toute son intervention.

Grandir sans banaliser la production

Depuis la reprise de 2021, Topstar dit progresser et rester rentable, sans communiquer son chiffre d’affaires. Son dirigeant étudie une levée de fonds ou un rapprochement industriel pour soutenir l’export. Aucun accord n’est annoncé. Le défi n’est pas seulement de trouver des acheteurs hors de France : il faudra augmenter les volumes tout en gardant la capacité de répondre à des demandes techniques précises.

L’entreprise girondine combine fabrication sur mesure et réparation de combinaisons professionnelles, deux activités qui mobilisent le même savoir-faire technique dans son atelier.

La spécialisation de Marcheprime donne à voir une industrie discrète. Ses clients interviennent dans des métiers que le grand public croise rarement ; leurs équipements doivent pourtant fonctionner sans approximation. Pour Topstar, l’extension internationale aura un sens si elle préserve ce lien entre une mission réelle, le vêtement conçu pour elle et l’équipe capable de le réparer après usage.

L’entreprise a choisi de garder cette chaîne entière en Gironde. C’est là que se jouera sa prochaine étape, bien davantage que dans la seule promesse d’une nouvelle combinaison.

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