Rejoindre l’Aéroparc de Mérignac devient moins coûteux pour les salariés et les visiteurs. Jusqu’au 31 décembre 2026, le service de transport à la demande Flex’Aéro est compris dans les tickets, m-tickets et abonnements TBM, sans supplément. Accessible du lundi au vendredi, de 6 heures à 20 heures hors jours fériés, il fonctionne uniquement sur réservation depuis l’application dédiée.
Un trajet à la demande désormais au prix du réseau
Flex’Aéro n’est pas une ligne de bus classique. Le véhicule adapte son parcours aux réservations enregistrées et prend en charge les voyageurs à l’intérieur de la zone Aéroparc, d’un arrêt à un autre ou, dans certains secteurs, à proximité d’un point défini. Cette souplesse vise un bassin d’emploi vaste, où les entreprises sont dispersées et où les horaires de travail ne coïncident pas toujours avec ceux des lignes régulières.
Le changement tarifaire simplifie surtout la facture. Le voyageur n’a plus besoin d’acheter une prestation distincte : il valide à bord son titre TBM habituel, qu’il s’agisse d’un ticket papier, d’un titre chargé sur mobile ou d’un abonnement. Cette intégration est annoncée jusqu’à la fin de l’année 2026 et prend la forme d’une expérimentation à durée limitée.

Des correspondances avec le tram, le TER et les bus
Le service relie l’Aéroparc à plusieurs portes d’entrée de la métropole. Côté tramway, les voyageurs peuvent réserver depuis les stations de la ligne A Le Haillan Rostand, Chemin Long, Cadéra-Issartier, Caroline Aigle et Mérignac Aéroport. Des prises en charge sont aussi proposées depuis Saint-Aubin-de-Médoc et Saint-Médard-en-Jalles.
Pour les salariés venant de plus loin, trois gares TER servent de points de correspondance : Pessac-Alouette, Caudéran-Mérignac et Le Bouscat Sainte-Germaine. Flex’Aéro peut également être combiné avec le vélo, un Vélopark ou le covoiturage. Cette organisation cherche à résoudre le « dernier kilomètre », souvent décisif entre une gare ou une station et l’entreprise.
La carte complète des secteurs desservis et les connexions possibles figurent sur la page officielle du transport à la demande TBM Flex’Aéro.
La réservation reste indispensable
Pour voyager, il faut d’abord rechercher son itinéraire dans l’application TBM, puis sélectionner « Réserver la course ». L’utilisateur est alors dirigé vers l’application TBM Flex afin de confirmer son départ, son arrivée et l’horaire souhaité. La demande peut être effectuée jusqu’à vingt minutes avant le trajet et planifiée jusqu’à quinze jours à l’avance.
L’heure communiquée correspond à une tranche de passage. Il est conseillé d’être présent dès le début de cette plage, même si une estimation plus précise est ensuite envoyée. Le fonctionnement détaillé, illustré étape par étape, est disponible dans le parcours officiel de réservation Flex’Aéro.
Pour les employeurs, cette nouvelle tarification peut aussi faciliter les plans de mobilité et l’accès aux postes proposés sur le site. Elle offre une solution supplémentaire aux salariés dépourvus de voiture, notamment lorsque leur entreprise se trouve loin d’un arrêt régulier.
Un test grandeur nature pour la mobilité de l’Aéroparc
La gratuité du supplément ne règle pas tous les obstacles : le service demeure limité aux jours ouvrés, nécessite une réservation et ne propose pas des passages fixes comme une ligne régulière. Il offre néanmoins une réponse concrète à ceux qui renonçaient aux transports collectifs faute de liaison directe jusqu’à leur lieu de travail.
Les prochains mois permettront de mesurer si l’intégration aux tarifs TBM attire davantage d’usagers et réduit le recours individuel à la voiture. Dans une zone économique marquée par les activités aéronautiques, l’aéroport et de nombreux déplacements quotidiens, la fréquentation observée jusqu’au 31 décembre pèsera probablement dans la décision de prolonger, modifier ou remplacer le dispositif.

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