Après trois années de forte reprise, le tourisme bordelais marque un léger repli en 2025. Moins de nuitées, des visiteurs plus prudents dans leurs dépenses, mais une attractivité qui tient, portée par l’international et le tourisme d’affaires.
Si tu regardes les chiffres de près, Bordeaux n’a pas décroché en 2025, mais elle a clairement levé le pied. Selon l’Office de tourisme et des congrès de Bordeaux Métropole, les nuitées marchandes atteignent 6,96 millions, en baisse de 1,8 % par rapport à 2024. Un recul mesuré, après trois années à des niveaux élevés dans la foulée de la reprise post-Covid, et qui reste supérieur aux volumes d’avant-crise.

Dans l’hôtellerie, le taux d’occupation s’établit à 63,3 %, en recul de 1,6 point. La baisse touche surtout les établissements économiques, tandis que le haut de gamme limite les pertes, voire progresse légèrement. Ce contraste s’explique aussi par l’augmentation du parc hôtelier, avec près de 2 000 chambres supplémentaires depuis 2019.
Le profil des visiteurs évolue. La clientèle française, qui représente environ 70 % des arrivées, recule de 4 %. À l’inverse, l’international résiste. Les visiteurs européens sont moins nombreux, mais la fréquentation nord-américaine bondit de 20 %, soutenant notamment l’œnotourisme, en baisse limitée à 3 %.
Ce contexte se reflète dans les comportements de dépenses. Les séjours sont plus courts et les arbitrages plus visibles, en particulier sur la culture et les loisirs. La fréquentation des musées recule ainsi de 8,5 % en 2025, même si certains sites emblématiques se maintiennent.

Tous les territoires ne sont pas touchés de la même manière. Le centre de Bordeaux concentre l’essentiel des flux, tandis que certaines communes périphériques, plus dépendantes des excursions de proximité, apparaissent plus exposées.
Le tourisme d’affaires joue, lui, un rôle d’amortisseur. Avec 3 164 événements accueillis en 2025, les journées-congrès reculent de 8 %, mais génèrent encore 240 millions d’euros de retombées économiques. À plus long terme, la tendance reste orientée à la hausse.
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