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Le banc d’Arguin du Bassin d’Arcachon a perdu la moitié de surface en quatre ans !

Le banc d’Arguin, joyau naturel du Bassin d’Arcachon, subit une transformation dramatique au fil des années. En effet, les ravages causés par les tempêtes et l’érosion côtière ont laissé des traces. Ce qui fait que le bilan actuel dénoncer une perte de la moitié de surface en quatre ans !

Après les intempéries de l’automne 2023, la superficie émergée du banc d’Arguin à marée haute, pour un coefficient de 45, a été réduite de moitié, passant de 208 hectares en 2020 à seulement une centaine d’hectares aujourd’hui. Les tempêtes ont provoqué la rupture de la dune de la conche sud, entraînant la progression du sable et l’ensevelissement des concessions ostréicoles de cette zone, englobant ainsi 20 hectares de parcs ostréicoles. Aujourd’hui, seule une pointe sableuse subsiste au sud du banc, parfois totalement immergée à marée haute.

Cette situation précaire a conduit à la prise de mesures drastiques. La commission des cultures marines, sous l’autorité des services de l’État, a retiré toutes les autorisations d’élevage d’huîtres dans la conche sud d’Arguin, entraînant la perte de 20 hectares de parcs ostréicoles.

Le banc d’Arguin du Bassin d’Arcachon a perdu la moitié de surface en quatre ans ! – ©BatExpress

La redéfinition des zonages sur Arguin est devenue une nécessité annuelle, compte tenu de la variation constante de la forme et de la superficie du banc. Des réunions régulières sont organisées pour discuter des zones de mouillage, des points de débarquement des passagers et des zones de protection intégrale.

Face à ces défis, la préservation de l’écosystème fragile du banc d’Arguin demeure une priorité. Les Zones de Protection Intégrale (ZPI) sont définies en fonction des intérêts écologiques, avec une attention particulière portée aux zones d’estran, cruciales pour la biodiversité locale.

Malgré ces bouleversements, les autorités s’efforcent de trouver un équilibre entre la préservation de l’environnement et la préservation des usages humains. Les décisions finales, notamment concernant l’ouverture des croissants sableux au mouillage, reviennent au préfet.

Face à l’incertitude croissante liée aux changements environnementaux, la gestion adaptative et la vigilance constante demeurent essentielles pour assurer la pérennité de ce joyau naturel emblématique du Bassin d’Arcachon.

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