Bordeaux Métropole a retenu quinze projets associatifs pour accompagner des jeunes en difficulté, avec 140 000 euros d’aides annoncées pour 2026. Derrière ce montant, des réponses très concrètes : trouver un toit, reprendre une formation, accéder à ses droits ou retrouver assez de stabilité pour chercher un emploi. Les actions détaillées concernent des publics variés, bien au-delà des seuls étudiants, et s’adressent à des jeunes de la métropole bordelaise.
Le logement, premier point d’appui pour sortir de la précarité
La plus forte aide revient au Prado et à son CLLAJ : 38 000 euros pour accompagner 30 à 40 jeunes de 18 à 25 ans en hébergement précaire. Il s’agit de chercher un logement, puis de réussir à y entrer. Le projet doit prendre de l’ampleur cette année avec Erilia et l’ACLEF. Cette dernière reçoit aussi 8 000 euros pour développer des colocations dans le parc social et des petits logements adaptés aux jeunes en insertion.

À Barbey, La Petite Sœur obtient 7 000 euros pour une colocation solidaire de huit places, destinée notamment à des jeunes sortant de l’Aide sociale à l’enfance. Caracol, soutenue à hauteur de 6 000 euros, mobilise des logements temporairement vacants pour des colocations à loyer modéré entre personnes réfugiées et habitants du territoire. Unis-Cité reçoit 7 000 euros pour un parcours associant service civique et recherche de logement auprès de dix jeunes vivant en squat ou en bidonville.
Des passerelles vers l’emploi, sans ignorer les obstacles du quotidien
La formation occupe une large place dans les projets choisis. Simplon.asso reçoit 15 000 euros pour quatre semaines d’apprentissage numérique destinées à des jeunes sans diplôme ou décrocheurs. Le Nom Lieu obtient 12 000 euros pour accompagner trente jeunes en souffrance psychique grâce à des ateliers numériques construits avec des professionnels du soin. Espace Textile Rive Droite touchera 8 000 euros afin de rémunérer dix jeunes durant un mois de découverte professionnelle.
Les missions locales agissent à plusieurs endroits de la métropole. Celle des Graves reçoit 6 000 euros pour un parcours mêlant logement, santé, mobilité et emploi, suivi de stages. Bordeaux Avenir Jeunes bénéficie de 10 000 euros pour des ateliers de médiation linguistique destinés à des jeunes allophones. Technowest obtient 7 000 euros pour des événements conçus avec des jeunes, notamment en situation de handicap. La Cité Bleue, avec 2 000 euros, proposera des rencontres et des ateliers pratiques autour de ses métiers. Chez Technowest, cela prendra notamment la forme d’une exposition de portraits et d’une rencontre avec des employeurs autour du handicap. À La Cité Bleue, la visite pourra déboucher sur des stages ou des immersions professionnelles.
Droits, mobilité et accompagnement des jeunes les plus exposés
Trois autres projets cherchent à lever des freins moins visibles. Atelier Graphite reçoit 3 000 euros pour expliquer le droit du travail, le logement, la santé et les démarches sociales. La Mission locale des Hauts de Garonne obtient 7 000 euros pour deux cycles d’ateliers sur la confiance en soi, les droits et la mobilité ; huit jeunes pourront être accompagnés vers le permis de conduire. Ruelle reçoit 4 000 euros pour aider des jeunes victimes de traite à retrouver de l’autonomie.

Ces quinze subventions totalisent 140 000 euros. Elles accompagnent des actions collectives et ne constituent pas une aide individuelle à demander directement auprès de chaque association. Pour les 18-25 ans en difficulté dans l’une des 28 communes, le Fonds d’aide aux jeunes peut aussi répondre à des besoins ponctuels de logement, d’alimentation, de santé ou de mobilité. Le dossier passe par un professionnel, notamment une mission locale ou un centre communal d’action sociale. Le cadre de l’appel à projets 2026 confirme l’accent mis sur le logement et l’insertion.
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