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Charlie Chaplin revient à Bordeaux en ciné-concert dès le 3 octobre

À Bordeaux, des courts-métrages de Charlie Chaplin retrouvent un accompagnement joué en direct à partir du 3 octobre. À L’Impromptu, Mathilde Chatin et Adèle Pistone se relaient au piano, avec Pascal Pistone à l’accordéon. Le spectacle dure environ une heure et d’autres dates sont annoncées jusqu’en juin 2027. Le principe du ciné-concert transforme chaque projection : le film reste le même, mais la musique naît devant les spectateurs.

circa 1915: Film star and director Charlie Chaplin (1889 – 1977). He was knighted in 1975. (Photo by Witzel/Hulton Archive/Getty Images)

Le muet reprend vie avec des instruments présents

Les courts-métrages de Chaplin appartiennent à un cinéma où le jeu du corps et le montage portent l’action. La musique jouée pendant la projection ne sert pas seulement à masquer le silence. Elle peut accentuer un déplacement, préparer une chute comique ou laisser une scène respirer. Le ciné-concert donne ainsi aux musiciens une responsabilité réelle dans le rythme perçu par le public.

À L’Impromptu, Mathilde Chatin et Adèle Pistone sont annoncées en alternance au piano. Pascal Pistone joue de l’accordéon. La présentation ne précise pas quelle pianiste sera présente à chaque date, ni la liste des films projetés lors de la première séance. Mieux vaut conserver cette incertitude que d’attribuer un court-métrage ou une distribution précise sans programme confirmé.

L’agenda de L’Impromptu situe le rendez-vous dans une saison où musique et image se croisent régulièrement. Le site du ciné-concert Chaplin décrit le format et les artistes annoncés. Ces deux ressources permettent de suivre les dates de la série sans confondre ce spectacle avec d’autres hommages au cinéma muet.

Mathilde Chatin et Adèle Pistone alternent au piano tandis que Pascal Pistone apporte la couleur de l’accordéon au cinéma muet.

Une interprétation différente à chaque séance

Un accompagnement en direct impose des décisions immédiates. Le pianiste peut retenir une phrase musicale, changer d’intensité ou laisser une action se dérouler presque seule. L’accordéon ajoute un autre timbre et peut dialoguer avec le clavier. Le film ne change pas, mais la façon dont on reçoit une poursuite, une pause ou un gag dépend en partie de ces choix.

Chaplin a construit une grammaire comique particulièrement visuelle. Un personnage trébuche, résiste, s’échappe ou se heurte à une règle sociale. L’absence de dialogue audible laisse au spectateur la place d’observer les détails du geste. Jouer la musique dans la salle ramène cette attention au présent : la réaction du public et celle des interprètes se rencontrent pendant la projection.

La série est présentée comme tout public, pour une durée voisine d’une heure. Ce format court peut constituer une première approche du cinéma muet. Il ne demande pas de connaître toute la filmographie de Chaplin ; il invite à suivre des récits brefs où les situations et le corps racontent l’essentiel. La musique devient une porte d’entrée plutôt qu’un commentaire plaqué après coup.

Le spectacle tout public dure environ une heure et s’inscrit dans une série de représentations annoncées jusqu’au 12 juin 2027.

Une première date, puis une série jusqu’en juin

La première séance annoncée se tient samedi 3 octobre 2026 à Bordeaux. D’autres représentations sont programmées jusqu’au 12 juin 2027. Le plein tarif est affiché à 10 euros et le tarif réduit à 7 euros sur justificatif. Une boisson est annoncée avec l’entrée, mais elle n’est pas le sujet principal d’une soirée fondée sur la rencontre entre écran et scène.

La longue période de programmation permet à différentes distributions au piano de se succéder. Cette alternance peut modifier la couleur de l’accompagnement, sans que l’on puisse préjuger du résultat avant chaque représentation. Le travail de Pascal Pistone à l’accordéon constitue l’autre point fixe annoncé. Le direct empêche de traiter la musique comme une bande sonore figée une fois pour toutes.

Les courts-métrages de Chaplin continuent d’être projetés plus d’un siècle après leurs débuts parce que leur mécanique visuelle reste lisible. À L’Impromptu, la proposition consiste à leur rendre une part d’incertitude. Chaque note est produite sur place, devant les images et le public. C’est cette relation fragile, plus que la seule nostalgie du muet, qui fait l’intérêt du ciné-concert.

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