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Chikungunya et West Nile : la Gironde concentre les foyers recensés dans la région

Dix-huit des vingt épisodes de transmission locale du chikungunya recensés en Nouvelle-Aquitaine concernent la Gironde. Le bulletin sanitaire du 29 octobre, arrêté aux données du 28 octobre, confirme aussi dix cas girondins d’infection par le virus West Nile. Ces deux maladies circulent par l’intermédiaire de moustiques différents. Le bilan décrit la situation connue à cette date, avec des foyers encore actifs dans la région et une surveillance qui reste nécessaire en fin de saison.

Chikungunya en Gironde : distinguer les foyers du nombre de cas

La Nouvelle-Aquitaine totalise 103 cas autochtones de chikungunya, répartis en vingt épisodes de transmission. Dix-huit de ces épisodes sont situés en Gironde, un dans les Landes et un dans les Pyrénées-Atlantiques. Un épisode peut regrouper plusieurs malades : le nombre de foyers ne correspond donc pas au nombre de personnes infectées dans chaque département.

Le bilan sanitaire arrêté au 28 octobre recense dix-huit épisodes de transmission locale du chikungunya en Gironde, parmi vingt épisodes identifiés dans la région.

Quatorze épisodes restent actifs à l’échelle régionale, selon ce point de surveillance sanitaire régional. Ce chiffre ne concerne pas exclusivement la Gironde. Il complète le bilan cumulé des infections enregistrées pendant la saison, qui comprend aussi des épisodes désormais clos. Lire ces indicateurs séparément permet de suivre à la fois l’étendue passée et la persistance de la transmission.

Le terme « autochtone » désigne ici une infection acquise localement, sans voyage dans une zone de circulation du virus dans les quinze jours précédant les symptômes. Il se distingue des 22 cas importés de chikungunya recensés dans la région. Cette distinction permet aux autorités sanitaires d’identifier les lieux où une chaîne de transmission s’est installée.

West Nile suit un autre circuit de transmission

Le même bulletin sanitaire régional dénombre douze cas autochtones d’infection par le virus West Nile en Nouvelle-Aquitaine : dix en Gironde et deux dans les Deux-Sèvres. Ces cas ne s’ajoutent pas aux statistiques du chikungunya comme s’il s’agissait d’une même maladie. Les deux virus relèvent d’une surveillance commune des infections transmises par des arthropodes, mais leurs cycles diffèrent.

Dix cas girondins d’infection par West Nile figurent dans le bilan régional, distinctement des cas de chikungunya transmis par un autre type de moustique.

Le virus du Nil occidental est principalement transmis par des moustiques Culex, qui s’infectent auprès d’oiseaux. L’être humain est un hôte accidentel. Le moustique tigre, impliqué dans la transmission du chikungunya et de la dengue, n’est donc pas le vecteur à retenir pour expliquer les cas de West Nile.

La plupart des infections à West Nile ne provoquent pas de symptômes, rappelle l’Institut Pasteur. Certaines peuvent toutefois prendre une forme neurologique grave. L’existence d’infections silencieuses explique pourquoi les seules consultations ne suffisent pas à décrire toute la circulation d’un virus. La surveillance associe plusieurs dispositifs et comporte également des mesures de sécurisation des produits issus des dons.

La suppression des eaux stagnantes et la protection contre les piqûres complètent la surveillance sanitaire et les interventions menées autour des cas de transmission identifiés.

La dengue reste suivie parallèlement : un épisode autochtone a été identifié en Dordogne, désormais clos, et 43 cas importés ont été enregistrés dans la région. Aucun cas de Zika n’est rapporté dans ce bilan. Ces données concernent l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine et ne doivent pas être présentées comme un décompte girondin.

Les eaux stagnantes restent une cible de prévention

Réduire les gîtes larvaires demeure un moyen d’agir autour des habitations. Les mesures communes de prévention contre les moustiques consistent notamment à vider les petits récipients, entretenir les évacuations d’eau et couvrir les réserves accessibles aux insectes. Une soucoupe ou un objet laissé sous la pluie peut entretenir un lieu de reproduction.

La protection contre les piqûres complète ces actions : vêtements couvrants, moustiquaires et produits répulsifs adaptés à la personne et à leurs conditions d’emploi. Aucune mesure ne suffit isolément. Les interventions autour des cas identifiés et les gestes à domicile répondent à des échelles différentes ; leur association vise à limiter les possibilités de transmission, y compris lorsque l’automne est déjà bien avancé.

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