Le CHU de Bordeaux a recruté 2 370 professionnels en 2025, dont 1 208 affectés directement aux soins. Dans le même temps, l’établissement annonce la réouverture de 120 lits et un solde positif de 105 infirmières et infirmiers. Ces chiffres, publiés dans son bilan annuel, donnent la mesure d’un effort de recrutement qui se lit aussi dans l’activité : plus de 311 800 séjours et près de 836 000 consultations et actes externes sur l’année.
CHU de Bordeaux : les recrutements derrière les lits rouverts
Le chiffre de 2 370 embauches ne décrit pas à lui seul l’évolution des effectifs. Dans un hôpital, il faut aussi compter les départs, les remplacements et les changements de métier. Le bilan 2025 du CHU apporte deux repères plus précis : 1 208 recrutements concernent directement les soins et le solde d’infirmières et infirmiers augmente de 105. Cette dernière donnée mesure une progression nette pour cette profession.
La réouverture de 120 lits constitue l’autre résultat mis en avant par l’établissement. Un lit n’est utile aux patients que s’il peut fonctionner avec les équipes nécessaires. Le CHU relie donc les embauches à une capacité d’accueil retrouvée, sans prétendre que tous les besoins de personnel sont définitivement couverts. Le chiffre annoncé rapproche l’hôpital de son niveau de capacité antérieur à 2019.

Le détail des recrutements permet aussi d’éviter une lecture trop rapide. Les 2 370 personnes entrées au CHU ne sont pas toutes des médecins ou des infirmières. Un établissement de cette taille dépend également d’autres métiers,. Les chiffres publiés ne fournissent pas ici une ventilation complète de chaque profession ; ils distinguent seulement la part directement affectée aux soins.
L’activité a progressé en parallèle
En 2025, le CHU déclare plus de 311 800 séjours, soit une hausse de 3,3 % sur un an. Les venues externes progressent de 2,9 %, à près de 836 000 consultations et actes. Les deux indicateurs ne parlent pas de la même prise en charge : un séjour suppose une hospitalisation, tandis qu’une venue externe renvoie à une activité sans séjour dans l’établissement.
Ces volumes éclairent l’enjeu du recrutement. Quand les consultations et les hospitalisations augmentent, la question des équipes disponibles devient plus pressante. La hausse d’activité ne signifie pourtant pas automatiquement que les délais d’attente ont baissé ou que chaque service connaît la même situation. Le bilan fournit une photographie globale, pas un diagnostic détaillé de toutes les spécialités.

Au total, 16 000 professionnels travaillent quotidiennement au sein du CHU de Bordeaux. Cette échelle donne une idée de l’organisation nécessaire pour soigner, former, rechercher et maintenir les services ouverts. L’établissement a présenté dès janvier les recrutements et l’ouverture des lits dans sa présentation de l’année 2026. Les chiffres clés publiés ensuite permettent de les replacer dans l’ensemble de son activité.
La recherche, autre partie du bilan
Le document fait également état de 3 171 projets de recherche en cours, de 1 833 publications scientifiques et de plus de 11 300 patients inclus dans des études cliniques. Ces nombres rappellent la double mission d’un centre hospitalier universitaire : prendre en charge les malades aujourd’hui et participer à l’évolution des traitements.
La recherche ne doit pas détourner l’attention du fait principal pour les habitants : les recrutements et les lits réellement rouverts. Le CHU souligne un effort important, mais les chiffres ne disent pas que les difficultés de recrutement hospitalier ont disparu. Ils indiquent une amélioration mesurable, notamment pour les infirmières et infirmiers, dans un établissement où les besoins restent vastes.

Le bilan 2025 a donc une portée concrète. Derrière les 2 370 recrutements, on trouve une capacité d’accueil augmentée et une activité qui continue de croître. La question à suivre en 2026 sera la durée de cette progression : garder les professionnels, faire fonctionner les lits dans le temps et absorber la demande de soins sans laisser les équipes sous tension.
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