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Couscous à la Cité du Vin : une soirée entre récits de famille et quatre recettes

À la Cité du Vin, le couscous sera d’abord une histoire de transmission. Samedi 3 octobre à 18 h, Emmanuel Perrodin et Marie-Josée Ordener présenteront leur livre « Couscous ! Le meilleur, c’est celui de ma mère » avec des cheffes de l’association bordelaise Marie Curry. La rencontre, gratuite sur inscription, précédera une dégustation de quatre couscous organisée séparément à partir de 19 h 30. Les deux temps de la soirée demandent des billets distincts.

Le couscous à la Cité du Vin, un livre de gestes et de souvenirs

Le titre du livre pose une question familière : pourquoi le couscous auquel on tient le plus est-il si souvent celui transmis à la maison ? La rencontre avec Emmanuel Perrodin, chef nomade, et Marie-Josée Ordener, artiste-cuisinière, part de cette mémoire personnelle. Elle doit ouvrir une discussion sur les recettes, les gestes et les histoires de famille attachés au plat. Le sujet n’est pas de désigner une version « authentique » contre toutes les autres, mais de comprendre comment plusieurs traditions continuent de vivre autour d’une même semoule.

La Cité du Vin accueille le 3 octobre une rencontre avec les auteurs d’un livre consacré aux souvenirs familiaux du couscous.

La rencontre annoncée par la Cité du Vin dure une heure trente, de 18 h à 19 h 30, dans l’auditorium. Elle sera suivie d’une dédicace et peut aussi être regardée en ligne sur inscription. Les organisateurs rappellent que les savoirs liés au couscous ont été inscrits en 2020 au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, à l’initiative de l’Algérie, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie. Cette reconnaissance donne une portée collective aux récits très personnels que le livre rassemble.

Marie Curry apporte une voix bordelaise à la discussion

Les cheffes de Marie Curry participeront à l’échange. L’association et entreprise sociale bordelaise forme des femmes réfugiées ou issues de l’immigration aux métiers de la restauration et valorise leurs savoir-faire culinaires. Leur présence évite de réduire la rencontre à une conférence sur un objet de patrimoine. Le couscous reste une pratique vivante, préparée, adaptée et transmise par des femmes qui en font aussi un métier. Leur expérience donne un ancrage bordelais à la soirée.

Les cheffes de l’association bordelaise Marie Curry participent à la discussion sur la transmission des savoir-faire culinaires et leurs parcours.

Le projet de Marie Curry repose précisément sur ce lien entre cuisine, emploi et transmission. La discussion à la Cité du Vin mettra donc plusieurs expériences autour de la même table : celles des auteurs, celles des cheffes et celles des familles évoquées dans le livre. Ce croisement est l’angle le plus intéressant de l’événement. Il parle autant de trajectoires humaines que de recettes, sans transformer les participantes en simples représentantes d’une cuisine supposée uniforme.

Quatre couscous pour prolonger la rencontre

À 19 h 30, une Couscous Party prendra le relais. La présentation de cette seconde soirée annonce quatre préparations accompagnées de vins choisis par l’équipe de sommellerie, ainsi que des interventions musicales. Parmi les recettes prévues figurent un couscous de mil au poulet, une version aux boulettes de poisson, un couscous d’orge aux légumes et une déclinaison sucrée autour de la châtaigne. Cette variété donne une traduction culinaire à l’idée défendue pendant la rencontre : le couscous n’appartient pas à une formule unique.

La soirée se prolonge par une dégustation distincte de quatre couscous, pour laquelle un second billet distinct est nécessaire à la Cité du Vin.

La séparation des billets est importante. La discussion de 18 h est gratuite mais nécessite une inscription ; elle ne donne pas accès à la dégustation. La Couscous Party est payante, à 25 euros au plein tarif et 20 euros au tarif réduit selon la billetterie de la Cité du Vin. Le rendez-vous se tient au 134 quai de Bacalan. Pour les visiteurs qui choisiront les deux temps, la soirée fera passer une question intime — quel couscous garde-t-on en mémoire ? — de la parole aux assiettes, avec les cheffes qui l’interprètent aujourd’hui à Bordeaux. La dégustation prolonge le débat, mais elle constitue bien un événement autonome.

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