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Girondins : quand les transferts de Koundé et Tchouaméni remplissaient les poches d’intermédiaires

Les départs de Jules Koundé et d’Aurélien Tchouaméni reviennent dans le débat sur la gestion des Girondins. Dans un article publié ce 7 novembre, Football365 affirme que les contrats de plusieurs responsables sportifs prévoyaient des clauses d’intéressement calculées sur les plus-values des transferts. Paulo Sousa, Souleymane Cissé et Eduardo Macia sont cités. Le mécanisme décrit soulève une question sensible, sans établir les sommes effectivement versées à chacun.

Des clauses de 1 % au sein du projet sportif bordelais

D’après Football365, l’ancien entraîneur Paulo Sousa, le directeur technique Souleymane Cissé et le responsable du recrutement Eduardo Macia auraient chacun bénéficié d’un intéressement équivalant à 1 % de la plus-value nette sur des ventes de joueurs réalisées pendant leur mandat. Il s’agirait d’un pourcentage appliqué à une plus-value pas d’une part du prix total encaissé lors d’un transfert.

En mai 2019, L’Équipe révélait qu’une première version du contrat de Sousa avait été refusée avant son homologation par la Ligue de football professionnel en raison d’une clause liée aux ventes futures. Le quotidien évoquait alors, lui aussi, un taux de 1 %. Football365 avance aujourd’hui que la direction aurait ensuite repris ce principe sous la forme de primes de performance. Les documents contractuels définitifs ne sont pas reproduits dans l’article.

Le traitement des joueurs issus du centre de formation donne au dispositif une portée particulière. Selon Football365, une valeur d’acquisition forfaitaire d’un million d’euros aurait été attribuée aux jeunes formés au Haillan pour calculer leur plus-value éventuelle. Comme ces joueurs n’avaient pas été achetés à un autre club, ce chiffre de référence déterminait la base sur laquelle une prime pouvait être calculée après leur vente.

Football365 évoque des clauses d’intéressement liées aux plus-values de transferts sous l’ancienne direction sportive des Girondins.

Koundé puis Tchouaméni : deux ventes, deux moments de l’histoire du club

Jules Koundé, formé à Bordeaux, a rejoint le Séville FC en juillet 2019. Quelques mois plus tard, Aurélien Tchouaméni, autre joueur passé par la formation girondine, s’est engagé avec l’AS Monaco le 29 janvier 2020. Les transferts eux-mêmes sont établis ; le calcul des primes évoquées par Football365 ne l’est pas publiquement. Les montants de vente publiés à l’époque divergent aussi selon les médias, ce qui rend hasardeuse toute estimation du gain individuel.

Il faut également distinguer les périodes de gouvernance. Le fonds GACP avait quitté l’actionnariat des Girondins en décembre 2019, avant le départ de Tchouaméni vers Monaco. Football365 situe la conception du système d’intéressement sous sa direction, mais le transfert du milieu de terrain a eu lieu après son départ. L’AS Monaco confirme l’arrivée de Tchouaméni le 29 janvier 2020. Cette chronologie empêche d’attribuer les deux ventes au même actionnaire.

Ce que ces révélations permettent de dire

Une prime assise sur les ventes pose une question de gouvernance : ceux qui décident du projet sportif ont-ils aussi un intérêt financier personnel à voir partir des joueurs ? Dans le cas bordelais, c’est le point que remet en lumière l’article de Football365. Il ne publie toutefois ni décompte des sommes dues ni document attestant un versement pour Koundé ou Tchouaméni.

Les montants de primes éventuellement versés ne sont pas établis par les éléments publiés à ce stade.

Le rejet initial de la clause de Sousa, rapporté dès 2019, est un fait journalistiquement documenté. La version finale des contrats, la méthode exacte de calcul et les versements effectifs demanderaient d’autres pièces ou des réponses des personnes et instances concernées. Aucun de ces éléments n’est publié avec les chiffres avancés aujourd’hui. La distinction compte : une clause prévue, une prime calculable et un paiement effectué sont trois réalités différentes.

Pour les supporters, cette histoire ravive surtout une question restée vive depuis le départ des deux joueurs formés au club : quelle place la progression sportive occupait-elle face à la recherche de plus-values ? Les révélations de Football365 apportent un élément au débat sur les incitations financières de l’époque. Elles ne suffisent pas, à elles seules, à expliquer la suite de la chute des Girondins.

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