Chercher un appartement, comparer les annonces, joindre les agences et obtenir les documents manquants : AQQI veut prendre en charge une partie de ces démarches. La jeune entreprise bordelaise annonce une levée de 4 millions d’euros pour développer son assistant immobilier fondé sur l’intelligence artificielle. Créée en 2026 par Alexandre Ducoeur Martins et Julie de la Porte des Vaux, elle teste déjà son service à Bordeaux, Marseille et en Île-de-France avant son déploiement.
À Bordeaux, AQQI s’attaque aux démarches des acquéreurs
Le service commence par une discussion sur le projet : budget, localisation, type de logement et critères jugés importants. L’assistant analyse ensuite les annonces et les rapproche de cette recherche. L’acquéreur conserve la possibilité de retenir ou d’écarter les biens proposés. Les alertes peuvent être reçues dans l’application ou sur WhatsApp, pour suivre les nouvelles offres sans multiplier les recherches séparées.
Lorsqu’un logement intéresse l’utilisateur, l’assistant contacte les professionnels, demande des précisions et cherche un créneau de visite. Charges de copropriété, travaux votés ou renseignements absents de l’annonce font partie des informations qu’il peut solliciter. Le service vise ainsi les échanges qui précèdent une décision et prennent souvent du temps, notamment lorsque plusieurs biens sont suivis en parallèle.

La société affirme être connectée à plus de 12 000 sites d’annonces et d’agences. Elle permet aussi de lui transmettre un bien découvert ailleurs ou des alertes reçues par courriel. Ce volume décrit l’étendue des sources annoncées par AQQI ; il ne signifie pas que chaque annonce disponible sur le marché sera systématiquement adaptée au projet d’un acquéreur.
Deux anciens de Studapart derrière le projet
Alexandre Ducoeur Martins et Julie de la Porte des Vaux ont travaillé auparavant dans l’univers de Studapart, plateforme consacrée au logement étudiant. Avec AQQI, ils changent de public et se concentrent sur le parcours d’achat immobilier. Leur nouveau projet porte sur l’organisation de la recherche et des démarches, depuis la formulation des critères jusqu’au suivi des échanges autour des biens retenus.
Le financement est mené par Axeleo et Aquiti, avec notamment Kima Ventures, Pierre Kosciusko-Morizet et 50 Partners. Ce premier apport intervient quelques mois après la création de l’entreprise. Il doit soutenir la construction du produit et son lancement commercial, alors que les usages de l’intelligence artificielle se développent dans les services immobiliers.
Le montant levé mesure les moyens réunis pour développer l’activité. Les résultats du service devront se juger, eux, sur les dossiers effectivement accompagnés : informations obtenues, visites organisées et utilité des propositions. À ce stade, l’entreprise communique sur une première phase d’expérimentation, avec plusieurs dizaines d’utilisateurs, avant une montée en charge plus importante prochainement.

Un déploiement progressif dans trois marchés immobiliers
Les premiers tests concernent Bordeaux, Marseille et l’Île-de-France. AQQI prévoit d’élargir progressivement cette base à un millier d’acquéreurs avant une ouverture publique plus large annoncée pour le début de 2027. L’accès passe actuellement par une liste d’attente destinée aux acquéreurs, plutôt que par une disponibilité immédiate pour tous les projets immobiliers.
La société présente une offre de partenariat avec les professionnels de l’immobilier. L’assistant doit pouvoir échanger avec les agences, centraliser leurs réponses et éviter que les mêmes questions soient dispersées entre plusieurs interlocuteurs. Cette relation avec les professionnels constitue un élément important du fonctionnement annoncé, puisque les renseignements recherchés dépendent souvent de leurs retours.
Pour les futurs utilisateurs bordelais, l’intérêt tient à cette continuité du suivi. L’acquéreur reste celui qui choisit le bien et conduit son projet ; AQQI propose de réunir les annonces, les échanges et les documents dans un même parcours. La levée de fonds doit désormais permettre de confronter cette proposition à un nombre croissant de recherches réelles.
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