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En Gironde, Aqualyo étend son réseau pour remplacer l’eau potable par l’eau de pluie

Récupérer la pluie sous une terrasse pour alimenter des usages qui ne nécessitent pas d’eau potable : c’est le modèle défendu par Aqualyo, à Saint-Médard-d’Eyrans. Lancée en 2025, l’entreprise girondine développe désormais un réseau national d’installateurs. Elle annonce viser plus de 60 professionnels agréés fin 2026, contre un seul en janvier. Un changement d’échelle qui doit permettre de livrer une installation complète, depuis le dimensionnement de la réserve jusqu’à son entretien.

Aqualyo associe stockage de l’eau et aménagement extérieur

La société ne propose pas seulement une cuve à poser dans un jardin. Son premier équipement prend la forme d’une terrasse intégrant un stockage d’eau, afin de donner deux fonctions à un même aménagement. La réserve est associée à des dispositifs de filtration, de mise sous pression et de pilotage.

La solution de stockage intégrée d’Aqualyo prévoit un volume supérieur à trois mètres cubes, à dimensionner en fonction du projet. Le choix d’un réservoir dépend notamment des besoins et du site : la quantité d’eau qu’il peut fournir reste liée aux pluies disponibles et aux volumes effectivement récupérés.

Installée à Saint-Médard-d’Eyrans, Aqualyo développe des équipements de réutilisation des eaux pluviales.

L’entreprise accompagne l’étude technique, l’installation et la mise en service. Elle prévoit également un entretien et un suivi après la pose. Une application permet de consulter des données de fonctionnement. Cette organisation cherche à rendre l’équipement utilisable dans la durée, au-delà de la seule livraison d’un produit.

Un réseau national annoncé pour sortir du marché de proximité

Le développement repose sur des installateurs agréés, chargés de déployer la solution sur le terrain. Aqualyo annonçait plus de 200 demandes d’agrément en cours d’analyse à la fin septembre. Le nombre de candidatures ne correspond pas à celui des professionnels déjà formés et capables de réaliser une installation.

La société vise un réseau de 150 à 200 professionnels fin 2027. Ces deux échéances, fin 2026 et fin 2027, décrivent une trajectoire annoncée ; elles ne constituent pas encore un bilan atteint. Le passage d’un seul installateur en début d’année à plusieurs dizaines doit aussi s’accompagner d’une qualité de pose et d’un suivi homogènes.

La société associe une réserve d’eau à un aménagement extérieur, notamment une terrasse.

Ce maillage doit rapprocher la réalisation des projets de leurs clients. Une réserve raccordée à des usages domestiques demande une étude, des interventions sur place et de la maintenance. La croissance ne peut donc pas reposer uniquement sur la vente à distance d’une terrasse ou d’un réservoir.

La pluie pour des usages définis, pas pour remplacer l’eau de boisson

L’arrosage et l’alimentation des toilettes figurent parmi les usages mis en avant. Leur point commun est de ne pas exiger de l’eau destinée à être bue. La distinction est essentielle : récupérer de l’eau de pluie ne la rend pas potable et ne permet pas d’effacer les exigences sanitaires applicables à chaque utilisation.

Les règles de récupération des eaux pluviales à domicile encadrent les usages, les installations et leur entretien. Le dimensionnement technique doit ainsi se doubler d’une définition précise des besoins desservis. Une réserve n’a pas le même fonctionnement selon qu’elle alimente un jardin ou un réseau intérieur.

Le réseau d’installateurs doit accompagner le déploiement des solutions et leur entretien.

L’intérêt de l’équipement se mesure aussi dans le temps. Stocker la pluie permet de décaler sa réutilisation, mais la capacité de la réserve et la succession des épisodes secs limitent les volumes disponibles. Il ne s’agit donc pas d’annoncer une autonomie garantie en toutes saisons.

Un projet girondin face à la question des économies d’eau

Le positionnement d’Aqualyo répond à une question très concrète : pourquoi utiliser systématiquement de l’eau potable pour des besoins qui peuvent relever d’une autre qualité d’eau ? L’entreprise cherche à y répondre par l’intégration du stockage dans un espace déjà utile à l’habitation, plutôt que par l’ajout d’un équipement isolé.

Son déploiement national reste à traduire en installations opérationnelles. À Saint-Médard-d’Eyrans, l’enjeu dépasse désormais la conception du produit : il faut constituer un réseau capable d’installer, de suivre et d’entretenir ces réserves, là où les clients souhaitent réduire leur recours à l’eau potable.

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