La hausse se poursuit sur le marché de l’emploi en Nouvelle-Aquitaine. Au troisième trimestre 2026, France Travail recense 507 460 personnes tenues de rechercher un emploi, soit 4 730 de plus qu’au trimestre précédent. En Gironde, la progression est plus marquée : 156 520 inscrits, en hausse de 1,5 %. Ces chiffres décrivent les inscriptions administratives, pas le taux de chômage.
La Gironde concentre près d’un tiers des inscrits de la région
La Gironde représente à elle seule 156 520 des 507 460 inscrits néo-aquitains en catégories A, B et C. Elle en comptait 154 260 au deuxième trimestre : le département en gagne donc 2 260 en trois mois. Sur un an, la hausse atteint 4,9 %, contre 3,4 % à l’échelle régionale. C’est la hausse trimestrielle la plus élevée parmi les douze départements de la région. Les données détaillées pour la Gironde montrent que cette progression concerne aussi les personnes sans aucune activité.
En catégorie A, celle des inscrits sans emploi tenus d’en chercher un, le département passe de 82 310 à 83 790 personnes entre le deuxième et le troisième trimestre. L’augmentation atteint 1,8 % sur trois mois et 5,6 % sur un an. Ce mouvement ne dit pas combien d’emplois ont été créés ou supprimés à Bordeaux : les statistiques départementales englobent également le reste de la Gironde.

Dans la région, la catégorie A progresse plus vite
À l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, les chiffres publiés pour le troisième trimestre font état de 263 360 inscrits en catégorie A. Leur nombre augmente de 1,5 % par rapport au printemps, alors que l’ensemble des catégories A, B et C progresse de 0,9 %. La différence compte : les catégories B et C regroupent des personnes qui ont travaillé pendant le mois tout en restant inscrites.
La catégorie B recule de 1,5 % sur le trimestre dans la région ; la catégorie C augmente de 1,5 %. Réunies, elles représentent 244 100 personnes. La montée de la catégorie A explique donc l’essentiel de la hausse régionale des inscrits tenus de chercher un emploi. Sur douze mois, cette catégorie croît de 3,7 %.
Ce que les chiffres disent, et ce qu’ils ne disent pas
Depuis 2025, l’inscription à France Travail est devenue automatique pour plusieurs publics, notamment des bénéficiaires du RSA et des jeunes accompagnés. Les comparaisons annuelles demandent donc de la prudence. Pour isoler cette évolution administrative, les statisticiens publient une série complémentaire excluant ces nouveaux publics. Même sur ce champ, la catégorie A augmente de 1,1 % en Nouvelle-Aquitaine sur le trimestre. La progression ne se résume donc pas à un changement de périmètre.
Un autre indicateur mérite l’attention : 236 100 personnes de la région sont inscrites en catégories A, B ou C depuis au moins un an. Elles représentent 46,5 % du total, une part en hausse de 2,7 points sur douze mois. La durée d’inscription s’allonge donc pour une partie importante des demandeurs d’emploi, au-delà de la seule variation observée entre juin et septembre.

Enfin, être inscrit à France Travail ne revient pas à être chômeur au sens statistique. Le taux de chômage, calculé selon une autre méthode, était de 8 % en Gironde et de 7,5 % en Nouvelle-Aquitaine au deuxième trimestre, dernière période régionale disponible dans le tableau de conjoncture de l’Insee. Mélanger ces taux avec les inscriptions du troisième trimestre ferait croire à une comparaison directe qui n’existe pas. Les prochains chiffres permettront de voir si la dégradation des listes se retrouve également dans le taux de chômage.
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