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Girondins de Bordeaux : Lopez voulait garder un pied au club, Park Bench a dit non

La cession des Girondins de Bordeaux à Park Bench a été signée dans la nuit du 29 au 30 septembre, après des discussions qui ont failli s’enliser jusqu’au dernier moment. Au-delà de l’euro symbolique annoncé, les frais engagés autour du dossier et la reprise des dettes ont pesé sur la négociation. L’accord est désormais écrit, mais le tribunal et les instances sportives doivent encore examiner la suite du projet.

Une signature arrachée au terme d’une dernière nuit de discussions

L’accord semblait proche depuis plusieurs jours. Il aura pourtant fallu attendre la nuit de mardi à mercredi pour que la société de Gérard Lopez et Park Bench signent le document. Jusqu’au bout, la question de frais liés aux négociations et aux conseils juridiques a compliqué les échanges. Le récit des dernières heures fait aussi état de fortes tensions entre les parties. Faute d’accès aux contrats, impossible toutefois d’en détailler les clauses ou de chiffrer ces frais.

Cette précision change la lecture de l’opération. Le prix affiché d’un euro ne résume ni les dépenses discutées avant la signature, ni les sommes qu’un repreneur devra mobiliser après elle. Le communiqué officiel des Girondins confirme une cession pour un euro symbolique avec reprise des dettes. Il ne détaille pas le règlement des frais qui a occupé les ultimes échanges.

L’accord entre la société de Gérard Lopez et Park Bench a été signé après plusieurs semaines de discussions autour de l’avenir des Girondins.

L’euro symbolique laisse entier le dossier de la dette

Pour Bordeaux, l’enjeu principal n’a jamais été le prix des parts. Il est de savoir comment financer l’activité du club et traiter ses créances. Un engagement d’environ 18 millions d’euros est évoqué pour accompagner le projet de reprise. Ce montant doit encore être rapproché des documents présentés aux autorités compétentes ; il ne saurait être confondu avec une somme déjà dépensée par Park Bench.

Le fonds ne découvre pas les Girondins. Il participait au projet de reprise présenté avec Sparta Capital en août, avant que ce scénario ne se heurte à d’autres obstacles. La négociation conclue cette semaine constitue donc une nouvelle étape d’un dossier suivi depuis l’été, et non l’arrivée soudaine d’un investisseur inconnu du club.

Le prix de cession est symbolique, mais le financement de l’activité et le traitement des dettes restent au cœur du projet de reprise.

Une modification du plan de continuation doit être soumise au tribunal de commerce de Bordeaux. Parmi les paramètres évoqués figurent une dette réduite autour de 12 à 13 millions d’euros et un remboursement étalé sur douze ans. Ces chiffres décrivent le projet en discussion, pas une décision de justice déjà rendue. La signature ne garantit donc pas, à elle seule, que l’ensemble du montage financier sera validé.

Lopez voulait garder 15% du club

Selon L’Équipe, il aurait dans un premier temps demandé à conserver 15 % du capital, avec une clause d’anti-dilution. Park Bench a refusé cette proposition. Gérard Lopez a alors revu sa demande à la baisse, en proposant de conserver 10 % du capital du club. Le fonds d’investissement s’est toutefois montré inflexible et a également refusé cette seconde et dernière proposition.

Le tribunal devra se prononcer sur le volet judiciaire. De son côté, la Commission régionale de contrôle de gestion de la Ligue de football Nouvelle-Aquitaine doit auditionner les repreneurs dans les prochains jours, comme l’annonce le club. Elle examinera le changement d’actionnaire et le budget présenté pour la saison. Ces contrôles sont distincts : aucun ne peut être tenu pour acquis du seul fait que les vendeurs et les acheteurs ont signé.

Cette attente a déjà des effets sportifs. Relégués en Régional 1, les Girondins n’ont toujours pas entamé normalement leur championnat. Leur premier rendez-vous annoncé est fixé au 17 octobre face à la réserve de l’Aviron bayonnais. Pour les joueurs comme pour les supporters, la sortie de l’incertitude dépend maintenant moins des récits de négociation que des décisions officielles et des moyens réellement apportés au club.

Bordeaux attend les examens financiers et sportifs nécessaires pour avancer vers son retour annoncé à la compétition en Régional 1.

Le passage de témoin entre Gérard Lopez et Park Bench est ainsi acté par un accord, sans que tous les risques aient disparu. Les détails des dernières tractations expliquent pourquoi la signature a tant tardé. Les prochaines semaines diront si elle permet aussi de bâtir une gestion stable et un calendrier sportif enfin lisible.

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