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Girondins : le match de Coupe de France à Saintes suspendu à une décision préfectorale

Le retour des Girondins de Bordeaux en compétition officielle reste suspendu à une décision administrative. Reporté au dimanche 20 septembre à 15 heures, le troisième tour de Coupe de France face à l’ES Saintes se heurte à un dispositif de sécurité chiffré à 39 000 euros. Une somme hors de portée du club recevant. La préfecture doit désormais fixer les conditions dans lesquelles la rencontre pourra — ou non — se tenir.

Le rendez-vous de Coupe de France entre Saintes et les Girondins reste fixé au dimanche 20 septembre, dans l’attente des conditions d’organisation. Crédit : FCGB

Un match devenu dossier de sécurité

Sur le papier, l’affiche tient du rendez-vous populaire : un club de Départemental 2 reçoit les Girondins, monument cabossé du football français, au troisième tour de la Coupe de France. Mais autour du terrain, l’équation s’est compliquée. Initialement programmée samedi 12 septembre, la rencontre a été repoussée au dimanche suivant. Depuis, l’organisation du match Saintes-Bordeaux se joue surtout dans les réunions.

Vendredi, les services de l’État, la Ville de Saintes, les dirigeants locaux et le responsable de la sécurité bordelaise ont examiné les risques entourant la venue du public. Au centre des inquiétudes figurent les tensions entre deux groupes de supporters bordelais, North Gate et Ultramarines. Le sujet touche aux déplacements, aux accès, à la séparation des groupes et au maintien de l’ordre.

Une facture impossible pour l’ES Saintes

Le nouveau dispositif aurait été évalué à 39 000 euros. Pour l’ES Saintes, club évoluant en Départemental 2, ce montant change complètement la nature du rendez-vous. L’organisation d’un tour de Coupe, censée représenter une fête et une recette exceptionnelle, risque au contraire de devenir une charge insupportable.

La Coupe de France confronte ici deux réalités : l’attente sportive des Girondins et les moyens limités d’un club de Départemental 2. Crédit : FCGB

Le club recevant ne dispose pas des moyens nécessaires pour absorber cette dépense. À Bordeaux, la marge de manœuvre paraît tout aussi étroite : les Girondins traversent une période financière incertaine et ne peuvent pas simplement reprendre à leur compte le coût du dispositif. Inverser la rencontre ne constitue donc pas une solution évidente. Le blocage est autant économique que sécuritaire.

Trois scénarios, aucun vraiment simple

La décision attendue ce mercredi doit préciser le cadre. Première possibilité : maintenir le match à Saintes tout en limitant fortement le déplacement des supporters bordelais. Une jauge réduite allégerait la surveillance, mais priverait une partie du public d’un déplacement attendu.

Deuxième option : interdire le public. Là encore, le huis clos ne règle pas tout. Il faut sécuriser les abords, les accès et les équipes, sans bénéficier des recettes de billetterie. Pour Saintes, jouer sans spectateurs resterait financièrement très difficile.

La troisième piste mène à Puymoyen, où se trouve l’un des centres techniques de la Ligue de football Nouvelle-Aquitaine. Une délocalisation offrirait un cadre plus maîtrisé, mais déplacerait la rencontre loin de Saintes et de son public. Aucun scénario ne ressemble vraiment à la fête espérée lors du tirage.

Le feu vert attendu doit préciser le lieu, la présence du public et les conditions de déplacement des supporters bordelais. Crédit : FCGB

Les Girondins attendent leur véritable départ

Mardi soir, les Girondins ont retrouvé un terrain au stade Abel-Laporte, au Haillan, pour une rencontre amicale face au club local de Régional 3. Un match ouvert gratuitement au public, utile pour reprendre le rythme, mais qui ne remplace pas l’intensité d’une compétition officielle.

Sur le calendrier officiel des Girondins, le déplacement à Saintes reste affiché au dimanche 20 septembre à 15 heures. L’horaire existe. Le lieu et les conditions d’accès, eux, demeurent fragiles. La décision préfectorale doit intervenir rapidement pour laisser aux deux clubs le temps d’organiser la rencontre.

Pour Bordeaux, l’enjeu dépasse un simple troisième tour. Après des semaines d’incertitude institutionnelle et financière, cette affiche devait marquer le retour à une réalité sportive lisible : un adversaire, un terrain, un coup d’envoi. Pour Saintes, elle représentait l’occasion rare d’accueillir un grand nom. À quatre jours du match, la Coupe de France attend encore son cadre.

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