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Incendie de Gironde : les agriculteurs ont jusqu’au 28 août pour déclarer leurs pertes

Après l’incendie de Saumos, le temps du bilan économique commence pour les exploitations agricoles girondines. Les professionnels touchés ont jusqu’au 28 août 2026 pour déclarer leurs pertes auprès de la Direction départementale des territoires et de la mer. Cultures, bâtiments, matériel et perturbations d’activité doivent être recensés afin d’évaluer les besoins d’accompagnement public.

Un recensement lancé après l’urgence de l’incendie

Les flammes éteintes, les exploitants doivent désormais mesurer les conséquences du sinistre sur leur outil de travail. La Direction départementale des territoires et de la mer de la Gironde a lancé une enquête destinée à identifier les fermes touchées et à établir une première estimation financière. Le recensement concerne les exploitations situées dans le secteur affecté par le feu parti de Saumos, mais aussi celles dont l’activité a été perturbée sans destruction directe.

La démarche doit être réalisée avant la fin du mois. La date du vendredi 28 août constitue l’échéance annoncée pour faire remonter les dommages. À ce stade, aucun montant consolidé n’est disponible et le nombre total d’entreprises agricoles concernées n’a pas encore été communiqué. Les données recueillies doivent précisément permettre de dresser une photographie plus fiable de la situation.

Feu de prairie avec fumée près de lignes électriques
Les exploitants concernés doivent recenser rapidement leurs dommages afin de permettre une première estimation économique à l’échelle du territoire. – Crédit :

Des pertes matérielles mais aussi des revenus manquants

Le questionnaire ne se limite pas aux parcelles brûlées. Les agriculteurs peuvent déclarer les dégâts subis par leurs cultures, leurs bâtiments, leurs équipements et leurs autres actifs professionnels. Cette première partie permettra de mesurer les pertes visibles, directement liées au passage du feu ou aux opérations menées pendant l’incendie.

Le bilan doit également intégrer les conséquences moins immédiates. Marchés annulés, difficultés d’approvisionnement, baisse des ventes ou coûts supplémentaires peuvent peser lourdement sur une exploitation, même lorsque ses bâtiments ont été épargnés. Une ferme peut continuer à produire tout en perdant une partie importante de son chiffre d’affaires à cause de routes coupées, de clients absents ou de livraisons impossibles.

Cette distinction entre dégâts directs et pertes d’activité sera déterminante pour approcher le coût réel du sinistre. Les professionnels peuvent consulter les coordonnées et missions de la DDTM de la Gironde. La Chambre d’agriculture de la Gironde accompagne également les exploitants sur les démarches et les dispositifs propres au secteur.

Le bilan englobe les cultures et bâtiments détruits, mais aussi les ventes perdues et les perturbations rencontrées depuis l’incendie. – Crédit :

Les dommages liés à la canicule traités séparément

Les exploitants doivent veiller à distinguer l’impact du feu de celui des fortes chaleurs. Les dommages provoqués par la canicule ne sont pas intégrés à ce recensement spécifique à l’incendie de Saumos. Ils doivent faire l’objet d’un signalement distinct auprès de la Chambre d’agriculture. Cette séparation doit éviter de mélanger deux phénomènes qui peuvent avoir touché simultanément une même production.

Pour les entreprises concernées, réunir les justificatifs devient donc une étape essentielle : photographies, factures, estimations de réparation, volumes perdus, contrats annulés ou comparaison avec l’activité habituelle. Plus les éléments seront précis, plus les pouvoirs publics pourront mesurer les pertes directes et indirectes et étudier des réponses adaptées.

Une onde de choc qui touche aussi la filière bois

Le coût économique de l’incendie dépasse déjà le seul monde agricole. Le secteur de Saumos appartient à un vaste territoire forestier où les professionnels doivent également gérer d’importants volumes de bois endommagé. À l’échelle régionale, près de cinq millions de tonnes pourraient devoir être traitées rapidement après les différents incendies.

Cet afflux risque de déséquilibrer le marché et de faire baisser les cours du bois de plus de 20 %. Sylviculteurs, transporteurs, scieries et industries de transformation pourraient ainsi subir des conséquences durables, en parallèle des difficultés agricoles. La Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt rassemble les informations publiques utiles aux filières agricoles et forestières de Nouvelle-Aquitaine.

Le 28 août marquera donc une première étape, pas la fin du bilan. Les déclarations permettront d’établir une estimation consolidée et d’orienter les dispositifs de soutien. Pour les exploitants, l’urgence est désormais de documenter chaque conséquence économique du sinistre, y compris celles qui apparaissent plusieurs semaines après le passage des flammes.

Arbres et sol calcinés après un incendie de forêt
L’ampleur exceptionnelle du mégafeu entraîne simultanément des centaines de dossiers d’habitation, de véhicules et de pertes d’exploitation. – Crédit :

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