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Le Bordelais Pierre Jean Meyssan prend la présidence du Conseil supérieur du notariat

Un notaire bordelais représente désormais la profession à l’échelle nationale. Pierre Jean Meyssan a été élu le 27 octobre président du Conseil supérieur du notariat, pour le mandat 2026-2028. À 63 ans, il succède à Bertrand Savouré après avoir exercé les fonctions de premier vice-président. Son élection place un professionnel girondin à la tête de l’institution qui porte la voix des notaires auprès des pouvoirs publics et défend leurs missions.

Pierre Jean Meyssan élu pour deux ans

L’assemblée générale du Conseil supérieur du notariat a désigné son 41e président pour une durée de deux ans. Pierre Jean Meyssan connaît déjà le fonctionnement de l’instance : il siégeait au bureau précédent comme premier vice-président. Il passe ainsi d’une fonction d’appui à la conduite collective de l’institution nationale.

Pierre Jean Meyssan, notaire à Bordeaux et ancien premier vice-président, a été élu à la présidence du Conseil supérieur du notariat le vingt-sept octobre.

Le nouveau président veut mieux faire reconnaître l’utilité du notariat dans la société. Sa feuille de route articule trois objectifs : expliquer le rôle de la profession, défendre sa singularité et préserver la capacité des notaires à exercer leurs missions. Il inscrit cette ambition dans un contexte d’incertitudes nationales et internationales, sans annoncer une réforme particulière des actes ou des tarifs à l’occasion de son élection.

Pour le grand public, cette représentation touche à des moments familiers : acquisition d’un logement, succession, donation ou organisation du patrimoine familial. Les notaires interviennent aussi dans la vie des entreprises et des collectivités. Leur institution nationale porte les intérêts collectifs de la profession ; elle ne se substitue pas à l’office qui accompagne un dossier individuel.

Six membres autour du nouveau président

Laurence Leguil, notaire à Sablé-sur-Sarthe, a été élue première vice-présidente. Elle figure parmi les six membres du bureau désignés le même jour. La nouvelle équipe réunit des professionnels installés dans plusieurs régions, depuis Paris jusqu’aux Alpes, en passant par la Sarthe et la Haute-Marne.

Laurence Leguil devient première vice-présidente au sein d’un bureau de six membres, réunissant des notaires installés dans plusieurs régions pour le mandat 2026-2028.

Justine N’Diaye, notaire à Paris, Olivier Piquet, à Longjumeau, et Jean-Pierre Prohaszka, à Villeurbanne, en font partie. Anne-Claire Ancelin, installée à Saint-Dizier, et Valérie Pichon, à Aix-les-Bains, complètent ce bureau. La composition de la mandature 2026-2028 confirme cette équipe réunie autour du président bordelais.

Pierre Jean Meyssan insiste sur l’exercice collectif de cette responsabilité. La présidence lui revient, mais le mandat s’appuie sur ce bureau et sur l’ensemble de la profession. Cette dimension compte pour une institution qui doit concilier des réalités d’exercice différentes, entre grandes agglomérations, villes moyennes et territoires ruraux.

L’accès au droit et le numérique dans les dossiers du mandat

Le changement de président intervient le jour du renouvellement d’un partenariat important avec la Banque des Territoires, pour la période 2027-2030. La convention a été signée le matin du 27 octobre par Bertrand Savouré, président sortant, et Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des Dépôts. Elle constitue donc un cadre transmis à la nouvelle mandature. Le renouvellement de la direction n’interrompt pas ces engagements, dont les échéances dépassent les deux années du mandat qui vient de commencer.

L’accès au droit, la transformation des offices et la souveraineté numérique figurent parmi les dossiers de la profession au début de cette nouvelle mandature.

Ce partenariat sur les transformations du notariat retient quatre axes : l’accès au droit, le service public de la justice et la souveraineté numérique, la transformation des offices et la cohésion territoriale. Il prolonge la convention d’objectifs conclue entre l’État et le notariat pour 2025-2028.

Ces orientations relient l’organisation de la profession à la sécurité des démarches effectuées par ses clients. La modernisation des outils, l’activité économique des études et leur présence dans les territoires appartiennent au même chantier. Le mandat du notaire bordelais commence ainsi avec une double responsabilité : défendre les conditions d’exercice des offices et rendre leur utilité plus lisible pour les citoyens qui leur confient leurs affaires.

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