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Orano à Bordeaux : 50 postes ouverts et un objectif de 300 salariés d’ici 2028

À Bordeaux, Orano donne de l’ampleur à son pôle d’ingénierie. Le groupe a inauguré le 21 septembre ses bureaux dans l’immeuble Les Cimes, où travaillent déjà 90 collaborateurs. Il vise près de 300 salariés d’ici 2028 et annonce plus de 50 postes ouverts. Derrière ces chiffres, une question pour le territoire : quels métiers et quels projets industriels cette croissance va-t-elle faire venir en Gironde ?

Les équipes d’Orano travaillent depuis Bordeaux sur des projets d’ingénierie industrielle, avec un objectif de recrutement qui pourrait tripler les effectifs locaux d’ici 2028.

Orano à Bordeaux : un bureau d’études appelé à grandir

Les bureaux ne sont pas tout à fait nouveaux pour les salariés. Les équipes ont emménagé aux Cimes au début de l’année 2026 ; l’inauguration du 21 septembre marque surtout la visibilité d’une implantation en pleine croissance. Présentée comme un pôle stratégique, elle doit permettre au groupe de développer ses activités d’ingénierie au plus près des compétences disponibles en Nouvelle-Aquitaine.

L’écart entre l’effectif actuel et l’objectif annoncé est considérable. Passer de 90 à près de 300 personnes en deux ans suppose de recruter, d’intégrer et de faire travailler ensemble des profils techniques variés. Ce chiffre reste une ambition pour 2028, pas un effectif déjà atteint. C’est à cette mesure que l’on pourra juger la place réellement prise par l’antenne bordelaise dans le groupe.

Orano indique que plus de 50 postes sont actuellement ouverts à Bordeaux, notamment pour des ingénieurs et des projeteurs, débutants ou expérimentés. Des offres bordelaises consultables sur France Travail illustrent la diversité des spécialités recherchées, du calcul au génie civil. Les candidats devront toutefois vérifier les annonces en cours : leur nombre et leurs modalités peuvent évoluer.

Le groupe prévoit plus de 50 recrutements sur son site bordelais, notamment dans les métiers de l’ingénierie et de la projection technique.

De la Gironde à l’usine de La Hague

Le travail réalisé à Bordeaux ne se limite pas à des projets locaux. Depuis 2025, les équipes contribuent notamment à Aval du futur, programme destiné à renouveler des installations de traitement et de recyclage des combustibles nucléaires usés sur le site de La Hague, dans la Manche. La distance entre les deux villes dit quelque chose du rôle d’un bureau d’études : concevoir, calculer et préparer des équipements qui seront ensuite exploités ailleurs.

Cette activité installe Bordeaux dans une chaîne industrielle nationale aux enjeux techniques de longue durée, sans faire de la métropole un nouveau site de traitement nucléaire. La distinction compte. Ici, Orano développe des compétences d’ingénierie ; à La Hague se trouvent les installations concernées par le renouvellement. L’implantation girondine s’ajoute par ailleurs à la présence du groupe en Nouvelle-Aquitaine, notamment à Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne, où sont aussi développées des activités de médecine nucléaire.

Pour le bassin d’emploi bordelais, l’enjeu dépasse le seul volume d’embauches. Les grandes opérations industrielles mobilisent des métiers complémentaires et s’inscrivent sur plusieurs années. Reste à voir comment la montée en puissance promise se traduira dans la durée : ouverture effective des postes, profils recrutés et place donnée aux jeunes diplômés comme aux professionnels déjà expérimentés.

Depuis 2025, le pôle bordelais contribue au programme Aval du futur, consacré au renouvellement d’installations de traitement-recyclage à La Hague.

Un don de 20 000 euros après les incendies

L’inauguration a aussi été l’occasion d’un geste envers les habitants touchés par les incendies de l’été. Orano a remis 20 000 euros à la Croix-Rouge française pour ses actions d’urgence et d’accompagnement en Gironde. Le montant et son destinataire sont annoncés ; ils ne permettent pas, à eux seuls, de mesurer l’ensemble des besoins des sinistrés.

L’association poursuit notamment un dispositif de soutien psychologique après les incendies, signe que la réponse ne s’arrête pas à l’extinction des flammes. Pour Orano, ce don accompagne une installation locale qui se veut durable. Pour Bordeaux, le prochain indicateur sera plus concret encore : l’évolution des effectifs du pôle d’ingénierie d’ici 2028.

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