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Sommet Agroécologie Bordeaux 2026 : une journée pour cultiver autrement

Comment cultiver quand sécheresses, pluies intenses et canicules bousculent les habitudes ? Le Sommet Agroécologie Bordeaux revient le mercredi 2 décembre 2026 au Palais 2 l’Atlantique, dans le cadre de Vinitech-Sifel. Viticulteurs, maraîchers et arboriculteurs y retrouveront chercheurs et professionnels de terrain pour une journée de conférences et d’échanges. L’entrée est gratuite, mais l’accès suppose une inscription préalable en deux étapes.

Des solutions à discuter, pas une recette unique

La question choisie pour cette édition est directe : « Cultiver dans un monde qui change, quelles solutions ? » L’association agroécologique de Carbouey, installée en Gironde, organise ce rendez-vous depuis 2023. Elle veut rapprocher les connaissances scientifiques des décisions prises à l’échelle d’une exploitation. Le sommet s’adresse d’abord aux professionnels, mais reste ouvert au public intéressé par l’avenir de l’agriculture.

La journée doit réunir vingt conférences et tables rondes. Il sera question de sols, de biodiversité, d’adaptation au climat et de pratiques applicables à différentes productions. Le format compte autant que les thèmes : une même technique ne répond pas aux besoins d’un vignoble médocain, d’un verger ou d’une exploitation maraîchère. Les organisateurs entendent donc croiser recherche et expériences de terrain, en laissant place aux contraintes économiques des agriculteurs.

Le Sommet Agroécologie Bordeaux se tiendra le 2 décembre 2026 au Palais 2 l’Atlantique.

Cette diversité est particulièrement pertinente en Nouvelle-Aquitaine, où la vigne côtoie d’autres filières agricoles confrontées aux mêmes aléas climatiques, sans disposer des mêmes marges de manœuvre. Le sommet ne promet pas une réponse universelle. Il propose de comparer des approches et de comprendre dans quelles conditions elles peuvent fonctionner, avant de les adapter à sa propre ferme.

Chercheurs et praticiens réunis à Bordeaux

Parmi les intervenants annoncés figure Marc-André Selosse, biologiste spécialiste des champignons et des symbioses. L’agroclimatologue Serge Zaka abordera les enjeux climatiques. La chercheuse de l’Inrae Céline Pélosi, dont les travaux portent notamment sur les vers de terre, fait également partie du programme. La pédologie et la microbiologie des sols seront aussi représentées par Céline Collin-Bellier et Lionel Ranjard.

D’autres profils complètent cette affiche, parmi lesquels Christian Huyghe, généticien des plantes, et Hervé Coves, ingénieur agronome. La rencontre ne se limite donc pas à la viticulture, même si Bordeaux et Vinitech-Sifel lui donnent un ancrage fort dans la filière. Elle doit aussi intéresser les professionnels du maraîchage et de l’arboriculture, invités à confronter leurs pratiques à celles d’autres métiers agricoles. La librairie bordelaise La Machine à Lire sera présente avec une sélection d’ouvrages consacrés au sujet.

Vingt conférences et tables rondes sont annoncées autour des pratiques agroécologiques.

Le choix de Vinitech-Sifel change l’échelle du rendez-vous. Le salon professionnel se tient au Parc des Expositions de Bordeaux du 1er au 3 décembre et rassemble des acteurs de la vigne, des fruits et légumes. Organiser le sommet au milieu de ces filières permet de mettre les échanges scientifiques au contact direct des personnes qui devront, ensuite, décider d’essayer ou non les pistes présentées.

Une inscription gratuite en deux temps

La participation au sommet est gratuite. Pour entrer, il faut toutefois choisir ses conférences et s’inscrire d’abord sur la page de l’association Carbouey, qui renvoie vers HelloAsso. Un code de gratuité est ensuite délivré pour créer le badge indispensable à l’accès au salon sur le site de Vinitech-Sifel. Une inscription au sommet seule ne suffit donc pas à franchir les portes du Parc des Expositions.

L’accès gratuit au sommet nécessite une inscription aux conférences puis un badge Vinitech-Sifel.

Les organisateurs conseillent de réserver sa place à l’avance ; plus de 1 000 places avaient déjà été réservées au moment de l’annonce. À Bordeaux, ce 2 décembre sera ainsi consacré moins aux grands principes qu’aux choix concrets : connaître ses sols, mesurer les risques, écouter les retours d’expérience et repartir avec des questions utiles pour sa propre exploitation. C’est dans cette confrontation entre théorie et pratique que le sommet entend trouver sa place.

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