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Trottinettes à Libourne : le maire veut rendre le casque obligatoire après plusieurs accidents

Le casque pourrait bientôt devenir obligatoire pour les conducteurs de trottinettes à Libourne. Le maire Philippe Buisson a annoncé, mercredi 4 novembre, son intention de prendre un arrêté imposant une protection homologuée et des équipements réfléchissants. Il fait état de cinq jeunes Libournais victimes d’accidents sérieux en moins d’une semaine. La municipalité prévoit d’abord une période de sensibilisation, jusqu’à la fin novembre, avant les verbalisations annoncées.

Trottinettes à Libourne : une obligation locale annoncée

Le projet vise les déplacements sur la voie publique, avec une exigence de protection individuelle renforcée. Le maire annonce une amende de 135 euros en cas de non-respect de l’arrêté. Au stade de cette annonce, il s’agit d’une mesure municipale à mettre en œuvre : elle ne signifie pas que tous les utilisateurs seraient déjà verbalisables dès ce mercredi pour l’absence d’un casque.

La municipalité de Libourne annonce une obligation de casque homologué et d’équipements réfléchissants pour les déplacements en trottinette électrique.

La succession des accidents motive cette décision. Les cinq jeunes évoqués par Philippe Buisson sont des habitants de Libourne ; cette indication ne permet pas, à elle seule, de reconstituer les circonstances de chaque collision. Elle explique en revanche pourquoi l’élu souhaite intervenir rapidement, sans attendre une modification générale du cadre national applicable à ces engins, désormais bien installés dans les déplacements quotidiens.

Le calendrier annoncé ménage une phase de sensibilisation jusqu’à la fin novembre. La police municipale doit privilégier le rappel des règles aux utilisateurs de trottinettes électriques. Cette période donne aux conducteurs le temps de s’équiper et d’intégrer la future obligation. La sanction doit venir ensuite, dans le cadre du dispositif annoncé par la Ville, dont le maire veut faire un outil de prévention.

Le casque ne remplace ni l’éclairage ni les règles de circulation

Les obligations de protection se superposent aux règles déjà applicables. Les conditions de circulation des trottinettes électriques imposent notamment un âge minimum de 14 ans et une vitesse maximale de 25 km/h. En agglomération, les pistes cyclables doivent être utilisées lorsqu’elles existent. En leur absence, les déplacements sont autorisés sur les routes limitées à 50 km/h, dans les conditions prévues par la réglementation.

Une période de sensibilisation doit précéder les verbalisations annoncées, avec des rappels du code de la route par la police municipale.

Le transport d’un passager reste interdit. Une trottinette électrique est conçue pour un seul conducteur, même lorsqu’un second occupant peut physiquement prendre place sur le plateau. Les écouteurs et le casque audio sont également interdits en circulation. La protection de la tête, que Libourne veut rendre obligatoire localement, ne dispense donc d’aucune de ces règles et ne transforme pas un comportement interdit en usage autorisé.

La visibilité constitue l’autre volet de l’annonce. Les équipements réfléchissants renvoient la lumière des véhicules ; ils complètent les feux de l’engin sans les remplacer. Avec les journées qui raccourcissent, cette différence compte particulièrement pour les trajets du matin et du soir. Une tenue visible ne permet pas au conducteur d’observer la chaussée : l’éclairage et les éléments réfléchissants remplissent deux fonctions complémentaires.

Le casque complète les règles de circulation, l’éclairage de la trottinette et les équipements destinés à rendre son conducteur visible.

Les règles d’assurance des trottinettes électriques imposent une couverture de responsabilité civile adaptée. Elle couvre les dommages causés à un tiers. Posséder une assurance habitation ne permet pas de présumer que l’usage d’un engin motorisé est couvert : les garanties du contrat doivent correspondre à ce moyen de déplacement.

Une période pour changer les habitudes avant les contrôles

Le renforcement annoncé concerne des trajets souvent courts, effectués entre un domicile, un établissement scolaire, un travail ou un arrêt de transport. Leur brièveté ne supprime ni les intersections ni la présence des autres usagers. Le dispositif municipal cherche précisément à faire du casque un équipement systématique, plutôt qu’une protection réservée aux déplacements les plus longs ou aux axes perçus comme dangereux.

À Libourne, les premières interventions annoncées reposeront ainsi sur le rappel du code de la route. Le maire lie l’équipement du conducteur à la manière de circuler. Pour les utilisateurs, la fin novembre constitue le repère du calendrier présenté mercredi : une séquence consacrée à l’information et à l’équipement doit précéder le recours aux amendes prévues par la municipalité.

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