À Bordeaux, Les mystères du cosmos font voyager en réalité virtuelle au Musée Mer Marine
Le Musée Mer Marine élargit son horizon aux étoiles. À partir de ce 5 novembre, Les mystères du cosmos proposent à Bordeaux un voyage collectif en réalité virtuelle, développé avec le Smithsonian Astrophysical Observatory. Pendant une quarantaine de minutes, le public traverse un univers numérique nourri de données astronomiques. Galaxies, exoplanètes et trous noirs composent un parcours conçu pour rendre perceptibles des phénomènes qui échappent à notre échelle quotidienne.
Les mystères du cosmos, un voyage qui commence dans un observatoire
Le départ se fait à l’observatoire Fred Lawrence Whipple, avant que le parcours n’emporte les participants vers l’espace. Un personnage virtuel, Astro, accompagne la progression. Le récit relie plusieurs étapes, depuis les étoiles et les planètes jusqu’aux phénomènes les plus extrêmes de l’Univers, plutôt que de juxtaposer des images spectaculaires sans explication.
Le visiteur peut notamment approcher le Soleil, découvrir les Piliers de la Création ou les abords d’un trou noir. L’expérience présente aussi une explosion de Bételgeuse, la supergéante rouge. Il s’agit d’une représentation du devenir d’une étoile, et non de l’enregistrement d’une explosion que les astronomes auraient déjà observée.
Des images de la sonde Parker de la NASA nourrissent la séquence consacrée au Soleil. Elles rapprochent le public d’une activité dont l’intensité dépasse largement les dimensions terrestres.

Les éruptions solaires, le cycle de vie des étoiles et la formation des systèmes planétaires donnent ainsi une progression au voyage. La scénographie utilise la capacité de la réalité virtuelle à changer les proportions : un phénomène lointain devient un environnement dans lequel le participant peut se déplacer.
Des recherches astronomiques derrière les images
La conception associe Fever et le Smithsonian Astrophysical Observatory, avec une supervision scientifique de ce dernier. Les contenus s’appuient notamment sur les observations de Hubble, du télescope spatial James Webb et de l’observatoire à rayons X Chandra. Ces instruments ne recueillent pas tous les mêmes informations ; leurs données permettent de décrire des aspects complémentaires du cosmos.
Le projet scientifique présenté pour l’édition bordelaise accorde une place à cette matière astronomique. Les représentations en trois dimensions rendent les observations accessibles à un public qui n’a pas nécessairement de connaissances en astrophysique, sans transformer le casque en véritable instrument d’observation.

Cette médiation passe par des interactions : saisir des objets, actionner des commandes ou suivre une séquence avec les autres participants. Le mouvement accompagne l’explication. Le dispositif cherche moins à reproduire une salle de cours qu’à construire un récit scientifique dans lequel chacun garde une place active.
Six visiteurs partagent le même espace virtuel
Les groupes réunissent six personnes au maximum. Chaque participant porte un casque sans fil et voit les autres sous la forme d’avatars lumineux portant leur prénom. Chacun évolue dans la même pièce physique, tandis que les images réagissent à ses déplacements. Cette présence des autres distingue le parcours d’une projection regardée seul dans un casque.
La séquence principale dure environ 40 minutes. Le temps nécessaire à l’équipement et aux consignes porte la visite complète autour d’une heure. Des repères visuels et un suivi des mouvements accompagnent les déplacements : l’exploration reste celle d’un environnement numérique organisé dans un espace réel.

Une nouvelle proposition scientifique aux Bassins à flot
Installée au 89 rue des Étrangers, au Musée Mer Marine, l’expérience est annoncée à partir de 10 ans. La fiche actuelle de réservation demande un accompagnement adulte pour les mineurs. Elle prévoit des sessions du mercredi au dimanche, avec des créneaux variables selon la journée.
La réservation des sessions des Mystères du cosmos affiche notamment un tarif adulte de 17,48 euros et des catégories réduites. L’arrivée à Bordeaux donne une traduction locale à un projet international : faire parcourir, dans un même récit, des résultats de recherche que des photographies isolées ne suffisent pas toujours à expliquer.
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