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Après les dégradations à Bordeaux, respect à ces agents qui remettent la ville sur pied

Quand les rues de Bordeaux rouvrent au petit matin, on voit parfois à peine ce qui s’est passé quelques heures plus tôt. Les vitrines brisées, les pavés déplacés, les traces d’incendie et les déchets ne disparaissent pourtant pas seuls. Derrière ce retour à la vie ordinaire, il y a des femmes et des hommes de Bordeaux Métropole et de la Ville, mobilisés après les dégradations commises en marge des manifestations.

Sur le terrain dès les premières heures

Après les violences du 17 octobre, les premières équipes de propreté sont intervenues dès 17 heures, selon Bordeaux Métropole. Des renforts sont arrivés ensuite. La collecte des déchets a organisé des rotations au fil de la soirée, tandis que l’astreinte voirie évacuait les gros encombrants brûlés une fois les feux éteints. Les opérations se sont poursuivies pendant le week-end et les jours suivants.

Les agents de Bordeaux Métropole et de la Ville sont intervenus dès le soir du 17 octobre pour nettoyer les rues touchées.

Leur travail ne se résume pas à passer une balayeuse. Il faut ramasser les éclats de verre des vitrines et des abribus, récupérer les pavés, nettoyer les résidus d’incendie et effacer les graffitis. Il faut aussi vérifier qu’un trou laissé dans la chaussée ne mettra personne en danger. Les équipes de voirie sécurisent ces secteurs avant que les réparations définitives puissent être réalisées.

Nettoyer, sécuriser, réparer

Les agents chargés des transports participent eux aussi à cette remise en état. Lorsque des feux endommagent les installations du tramway, les voies doivent être réparées avant le retour du service. Les abribus dégradés sont pris en charge. Pour les usagers, retrouver un trajet habituel semble parfois naturel ; c’est le résultat d’interventions coordonnées, souvent menées à des horaires où la ville dort encore.

Collecte des débris, remise en état de la voirie et réparations du tramway mobilisent plusieurs métiers.

Ce sont des gestes précis, répétés, physiquement exigeants. Ils permettent à un commerçant de retrouver l’accès à sa boutique, à un habitant de traverser une rue sans marcher dans les débris, à une rame de circuler de nouveau. Il serait trop facile de ne retenir que les images des dégradations. Celles du lendemain racontent aussi le service public au travail.

Le travail discret de celles et ceux qui rendent la ville à ses habitants

Cette réalité existe dans d’autres villes touchées par des violences et des dégradations après des rassemblements. À Bordeaux, elle porte aujourd’hui les visages des équipes métropolitaines et municipales. Elles ne demandent pas qu’on oublie les dégâts ; elles font en sorte que ceux-ci ne définissent pas durablement l’espace commun. Leur dévouement mérite d’être vu, nommé et salué.

À celles et ceux qui ont nettoyé, collecté, réparé et sécurisé les rues : merci. La ville que l’on retrouve après leur passage est le fruit de leur métier, de leur disponibilité et d’un engagement qui reste trop souvent hors champ. Les héros du lendemain n’ont pas besoin d’une mise en scène : il suffit de regarder le travail accompli.

Les opérations sont détaillées dans le bilan publié par Bordeaux Métropole.

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