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À Bordeaux, les 7 500 bouteilles de la cave du Gabriel partent aux enchères

La cave du Gabriel quitte les murs de la place de la Bourse. Les 8 et 9 octobre 2026, à Bordeaux, une vente judiciaire dispersera 7 500 bouteilles issues du restaurant étoilé. Bordeaux, Bourgogne et autres appellations composent un catalogue de 1 200 références. Derrière les grands noms, cette vente raconte aussi la fin d’un lieu qui occupait une place singulière dans la vie gastronomique bordelaise.

©Wine Paths

Une cave qui dépasse les frontières du Bordelais

Une table ferme, mais sa cave continue de raconter son histoire. À Bordeaux, celle du Gabriel prendra le chemin des enchères les jeudi 8 et vendredi 9 octobre. Le volume donne la mesure de l’événement : 7 500 bouteilles et 1 200 références, selon la maison Briscadieu, chargée de la vente. Quatre séances se tiendront rue Peyronnet.

Le restaurant de la place de la Bourse n’avait pas seulement constitué une vitrine pour les vins de sa région. Son inventaire fait également une large place à la Bourgogne et à d’autres appellations. Ce mélange explique pourquoi la vente peut intéresser des amateurs bien au-delà de la Gironde. À Bordeaux, elle referme un chapitre d’une adresse doublement étoilée.

Il ne s’agit pas d’une vente organisée pour renouveler une carte des vins. Briscadieu précise qu’elle intervient par autorité de justice, à la suite d’une ordonnance du tribunal de commerce de Bordeaux du 15 juillet. Les bouteilles avaient été conservées dans les caves du restaurant après leur livraison, avant d’être transférées à l’étude à la fin de juillet.

Bordeaux et Bourgogne figurent dans le catalogue de la vente, qui annonce 1 200 références et laisse entrevoir la diversité de l’ancienne cave.

Des grands crus, mais pas uniquement des bouteilles hors de portée

Feuilleter le catalogue de la première journée permet de saisir cette diversité. On y trouve notamment des lots de Barsac, de Margaux et de Pauillac. Un château Margaux 1995 y est affiché avec une estimation de 190 à 210 euros pour une bouteille. Plus loin, les références et les formats changent : les montants portent sur des lots, parfois composés de plusieurs bouteilles, et ne se comparent donc pas directement.

Le catalogue du vendredi ouvre, lui, sur des vins de Bourgogne : Chablis, Corton-Charlemagne ou Chassagne-Montrachet apparaissent parmi les premières fiches. La cave ne se limite donc pas aux crus bordelais. Elle impose néanmoins de regarder chaque fiche de près : millésime, nombre de bouteilles, état et estimation sont propres à chaque lot.

Une estimation n’est ni une mise à prix ni le prix final. Le montant réellement payé dépendra des enchères, auquel s’ajouteront les frais. Certains numéros du catalogue sont d’ailleurs indiqués comme « non venus à la vente » : mieux vaut vérifier la disponibilité d’un lot avant de préparer une offre.

Les lots doivent être examinés individuellement : leur composition et leur état varient, tout comme les estimations publiées avant les enchères.

Voir les lots avant d’enchérir

L’étude Briscadieu accueillera une exposition préalable le mercredi 7 octobre, de 10 heures à midi puis de 14 heures à 18 heures, au 12-14, rue Peyronnet à Bordeaux. C’est l’occasion de regarder les bouteilles et de poser des questions sur leur état. Ceux qui ne peuvent pas venir sont invités par l’étude à demander des photographies et un rapport de condition sur les lots visés.

Les enchères commenceront à 10 heures et à 14 heures les 8 et 9 octobre. Le jeudi couvrira les lots numérotés de 1 à 770 ; le vendredi, ceux de 771 à 1 528. Il est possible d’assister à la vente sur place, de déposer un ordre d’achat, d’enchérir par téléphone ou de participer en ligne après inscription. Les demandes d’ordre d’achat doivent parvenir à l’étude au plus tard la veille de la vente à 20 heures.

Dernier calcul à faire avant de lever la main : les frais acheteur atteignent 14,28 % TTC du prix d’adjudication, avec une majoration de 1,8 % TTC pour les enchères en direct sur les plateformes indiquées. L’étude ne réalise pas elle-même l’expédition. Pour un acheteur éloigné, le transport et ses frais devront donc aussi entrer dans le budget.

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